Les parents non croyants doivent-ils mentir au sujet de Dieu ?

Les parents non croyants doivent-ils mentir au sujet de Dieu ?

Des parents athées reçoivent des conseils sans concession de la part d’un psychanalyste qui a récemment publié un article sur la religion et l’éducation des enfants dans le Wall Street Journal, l’un des journaux les plus diffusés aux États-Unis :

Mentez, tout simplement.

Erica Komisar, autrice de *Being There: Why Prioritizing Motherhood in the First Three Years Matters*, explique à ses lecteurs : « Les parents me demandent souvent : “Comment parler de la mort à mon enfant si je ne crois ni en Dieu ni au paradis ?” Ma réponse est toujours la même : “Mentez.” »

Mme Komisar ne prône pas la malhonnêteté comme principe général ; elle encourage plutôt la « transmission » des traditions religieuses pour aider les enfants à faire face à un monde stressant.

Elle écrit : « Les enfants ou adolescents ayant déclaré assister à un service religieux au moins une fois par semaine obtenaient de meilleurs résultats aux mesures du bien-être psychologique et présentaient un risque moindre de maladie mentale. La fréquentation hebdomadaire était associée à des taux plus élevés de bénévolat, à un sentiment de mission, au pardon, ainsi qu’à une probabilité moindre de consommation de drogues et d’initiation sexuelle précoce. »

Le réalisme est-il surestimé ?

Avec une baisse de 20 % de la fréquentation hebdomadaire des offices religieux ces dernières années et près de la moitié des adultes de moins de 30 ans qui ne croient pas en Dieu, Mme Komisar s’inquiète. D’après son expérience, être élevé sans religion a des implications négatives pour les enfants et pour la société. Elle affirme : « Le nihilisme est un terreau fertile pour l’anxiété et la dépression, et le fait d’être « réaliste » est surestimé. La croyance en Dieu — en une figure protectrice et guide sur laquelle s’appuyer lorsque les temps sont durs — est l’un des meilleurs soutiens pour les enfants dans un monde de plus en plus pessimiste. »

En lisant les arguments de Mme Komisar en faveur de la pratique religieuse, on ne peut pas être sûr qu’elle soit aussi sérieuse au sujet du mensonge que le suggère le titre de l’article. Elle défend de manière convaincante les valeurs positives de l’appartenance religieuse, en s’appuyant sur sa propre pratique du judaïsme. La foi, dit-elle, a enseigné à ses enfants la valeur de se rassembler avec les autres, de rester silencieux et de chanter des prières ensemble comme « un rempart contre le vide de la culture moderne ».

Elle a également offert un modèle de service à la communauté au sens large. Qualifiant ce service d’« activité sacrée », elle note : « L’un de mes fils cuisine pour le refuge pour sans-abri de notre temple. L’autre fait du bénévolat dans une prison, tandis que ma fille aide dans un refuge pour animaux. »

Mais l’argument le plus sincère de Mme Komisar, semble-t-il, est ce qu’elle croit que la foi apportera aux enfants et aux jeunes adultes qui y participent : « Aujourd’hui, les États-Unis sont un endroit compétitif, effrayant et stressant qui idéalise le perfectionnisme, le matérialisme, l’égoïsme et les relations humaines virtuelles plutôt que réelles. La religion est le meilleur rempart contre ce genre de société. Les croyances et les pratiques spirituelles renforcent la bienveillance collective, l’empathie, la gratitude et les liens authentiques. »

La société moderne est dangereuse pour les enfants

Il est difficile de contester les bienfaits cités par Mme Komisar ou l’idée que le nihilisme rôde dans pratiquement tous les recoins de la société moderne. L’aliénation chez les jeunes atteint peut-être un niveau sans précédent, comme en témoigne la montée des comportements antisociaux et à risque, notamment la consommation de drogues, le vapotage et la consommation d’alcool chez les mineurs. Les histoires récurrentes de jeunes — parfois préadolescents — attirés par des promesses de voyages de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres pour rencontrer un « ami » en ligne qui s’avère être un prédateur sexuel témoignent de l’isolement et de la solitude que ressentent de nombreux enfants et adolescents.

Il est tout aussi vrai qu’une participation sincère à une communauté de culte peut être bénéfique pour toute la famille, des parents jusqu’au plus jeune enfant. Le lieu de culte est l’endroit où les enfants peuvent apprendre à socialiser en dehors de l’école et à nouer des liens avec ceux qui partagent les mêmes croyances. Les cours hebdomadaires sur la Bible et les activités pour les jeunes forgent le caractère et une compréhension du monde qui les aideront à relever les défis de la vie à mesure qu’ils grandissent. Et la participation au culte de la congrégation est une autre étape importante dans la maturation sociale.

Si, toutefois, des parents qui ne croient pas en Dieu se contentent de « faire semblant » pour le bien de leurs enfants, un observateur serait en droit de se demander combien de temps une telle mascarade pourrait durer. Il existe d’innombrables témoignages de personnes — dont beaucoup ont été aidées spirituellement par le ministère d’Amazing Facts International — qui se sont détournées de Dieu parce qu’elles ont réalisé que leur mère ou leur père n’adhérait pas vraiment à cette croyance ou n’y croyait pas du tout. Est-ce un risque qui vaut la peine d’être pris avec les enfants d’aujourd’hui ?

On peut également se demander dans quelle mesure l’appel lancé par Mme Komisar en faveur du vrai Dieu de la Bible est efficace. Sa suggestion de mentir va à l’encontre de la nature même de Dieu. La fin ne justifie pas les moyens. Son essai a également suscité beaucoup de mépris de la part des athées, renforçant encore davantage leur opinion selon laquelle les croyants sont des propagandistes hypocrites. Pire encore, il promeut l’idée que les non-croyants peuvent reléguer Dieu au rang de placebo imaginaire pour le bien de leurs enfants.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un Dieu

En tant que croyants, nous devons prêcher l’Évangile sans détour. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un Dieu, Celui qui se soucie tellement de vous qu’« Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). Si vous étiez la seule personne à avoir jamais vécu, Dieu aurait envoyé Jésus mourir pour vous. C’est cette connaissance — et non des écrans de fumée, des ruses ou des tromperies — qui amène même les cœurs les plus endurcis à accepter le don du salut de Dieu par la foi en Jésus.

Dans sa présentation intitulée « Never Alone » (Jamais seul), le pasteur Doug Batchelor explique, à travers le récit de l’homme guéri par Jésus à la piscine de Bethesda, comment Dieu est notre compagnon et notre consolateur constant. Les Saintes Écritures aident les gens à comprendre qu’il existe bel et bien un Dieu qui se soucie de leur vie — et de leur avenir ! À partir de là, parents et enfants peuvent s’approcher avec confiance de ce Dieu pour obtenir de l’aide et des conseils dans la vie.

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