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Jours de fête et sabbats
SONT-ILS ENCORE EN VIGUEUR ?
Combien de commandements y a-t-il dans les Dix Commandements ? Cela vous semble-t-il être une question idiote ? Alors considérez le fait que des milliers de personnes religieuses répondraient « 94 » ou « 110 ». Vous voyez, beaucoup de gens ont cette étrange croyance selon laquelle la grande loi des Dix Commandements, écrite par Dieu, faisait en réalité partie de la loi cérémonielle de Moïse qui contenait des dizaines de règles spécifiques. Ils ne considèrent pas le Décalogue comme distinct et totalement unique en raison de son origine divine. Ils ne voient pas non plus la limite claire que la Bible impose à ce code moral en l’appelant les « Dix Commandements ». Il semble tout à fait évident que l’on supprimerait de fait les Dix Commandements en les mélangeant à quatre-vingt-dix ou cent autres et en les appelant « ordonnances » au lieu de commandements. Un effort aussi radical a été déployé pour diluer la force des seules paroles de la Bible que Dieu a écrites de sa propre main. De plus, on a avancé l’argument selon lequel, puisque les Dix Commandements faisaient partie de la loi mosaïque des ordonnances qui a pris fin à la croix, nous ne sommes pas plus tenus d’obéir au Décalogue que nous ne le sommes d’offrir des agneaux en sacrifice.Y a-t-il une preuve formelle dans les Écritures qu’il n’y a pas eu un tel mélange de la loi cérémonielle et de la loi morale en une seule ? Peut-on démontrer que les Dix Commandements étaient de nature permanente et perpétuelle, tandis que la loi cérémonielle des statuts et des ordonnances a pris fin lorsque Jésus est mort ? En effet, il existe une abondance de preuves pour répondre à ces questions par un « oui » retentissant ! Dieu a fait connaître cette distinction à son serviteur Moïse, et Moïse l’a expliquée au peuple au mont Horeb. « Et il vous a fait connaître son alliance, qu’il vous a ordonné d’observer, à savoir les dix commandements ; et il les a écrits sur deux tables de pierre. Et l’Éternel m’a ordonné en ce temps-là de vous enseigner des lois et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession » (Deutéronome 4:13, 14). Remarquez bien comment Moïse a clairement séparé les Dix Commandements, qu’« il vous a ordonnés », des lois qu’« il m’a ordonné » de donner au peuple. La grande question qui se pose maintenant est de savoir si ces statuts et ces jugements, que Moïse a transmis au peuple, étaient désignés comme une « loi » distincte et séparée. Dieu répond à cette question importante de telle manière qu’il ne peut subsister aucun doute. « Je ne ferai plus partir les pieds d’Israël du pays que j’ai donné à leurs pères ; pourvu seulement qu’ils veillent à faire tout ce que je leur ai commandé et à observer toute la loi que mon serviteur Moïse leur a prescrite » (2 Rois 21:8). Nous avons ici l’assurance que les statuts que Moïse a donnés au peuple étaient appelés une « loi ». N’importe qui peut discerner qu’il est question ici de deux lois différentes. Dieu parle de la loi « que j’ai prescrite » et aussi de la « loi […] que Moïse a prescrite ». Si cette vérité n’est pas bien comprise, il en résultera une confusion sans limite. Daniel a été inspiré à faire la même distinction minutieuse lorsqu’il a prié pour le sanctuaire dévasté de sa nation dispersée. « Oui, tout Israël a transgressé ta loi, en s’éloignant pour ne pas obéir à ta voix ; c’est pourquoi la malédiction s’est abattue sur nous, ainsi que le serment écrit dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre lui » (Daniel 9:11). Une fois de plus, nous voyons « ta loi » et « la loi de Moïse », et cette fois, les deux sont reconnues comme différentes dans leur contenu. Il n’y a pas de malédictions consignées dans les Dix Commandements que Dieu a écrits, mais la loi que Moïse a écrite contenait une abondance de telles malédictions et de tels jugements. La principale différence entre la loi de Dieu et la loi de Moïse réside toutefois dans la manière dont elles ont été consignées et préservées. Nous avons déjà cité la déclaration de Moïse selon laquelle Dieu « les a écrits (les Dix Commandements) sur deux tables de pierre » (Deutéronome 4:13). Comparez cela avec Exode 31:18 : « deux tables du témoignage, des tables de pierre, écrites du doigt de Dieu ». Personne ne peut confondre cette écriture avec la manière dont la loi mosaïque a été produite. « Et Moïse écrivit cette loi… Et il arriva, lorsque Moïse eut fini d’écrire les paroles de cette loi dans un livre, jusqu’à ce qu’elles fussent achevées, que Moïse donna cet ordre aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel, en disant : Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, afin qu’il soit là pour témoigner contre vous » (Deutéronome 31:9, 24-26). Ce livre de statuts et de jugements que Moïse avait écrit fut placé dans une poche sur le côté de l’arche. En revanche, la loi écrite par Dieu sur des tables de pierre fut placée à l’intérieur de l’arche de l’alliance. « Tu mettras dans l’arche le témoignage que je te donnerai » (Exode 25:16). À ce stade, nous pouvons noter plusieurs distinctions entre les deux lois. Elles avaient des auteurs différents, étaient écrites sur des supports différents, étaient placées à des emplacements différents et avaient un contenu totalement différent.
LA LOI CÉRÉMONIELLE EST CONTRE NOUS
Examinons maintenant de plus près les ordonnances cérémonielles que Moïse a consignées dans le livre. Elles devaient reposer « à côté de l’arche… pour servir de témoignage contre toi ». Il est intéressant de noter que les malédictions et les jugements de cette loi énonçaient des sanctions pour les transgressions qui étaient totalement absentes des Dix Commandements. C’est pour cette raison que la loi cérémonielle était considérée comme une loi qui était « contre » eux. Même dans le Nouveau Testament, nous lisons le même langage descriptif en référence à cette loi. « Il a effacé l’acte dont les dispositions nous étaient contraires, qui nous était hostile, et il l’a supprimé en le clouant à sa croix » (Colossiens 2:14). Il n’y avait certainement rien dans la loi des Dix Commandements qui puisse être défini comme « hostile » à Paul et à l’Église à laquelle il s’adressait. Ce n’était pas « contre » ces premiers chrétiens de s’abstenir de l’adultère, du vol, du mensonge, etc. Au contraire, cette loi morale constituait pour eux une protection formidable et favorisait tous les intérêts de leur vie. Il suffit de lire la description élogieuse que fait Paul de la loi des Dix Commandements pour reconnaître que ces principes éternels n’ont jamais été effacés ni cloués à la croix. Après avoir cité le dixième commandement du Décalogue dans Romains 7:7, Paul a écrit ces mots : « La loi est donc sainte, et le commandement est saint, juste et bon » (verset 12). Puis il a poursuivi au verset 14 : « Car nous savons que la loi est spirituelle… » Si la loi des Dix Commandements avait été effacée sur la croix, Paul aurait-il parlé en des termes aussi élogieux de sa perfection et de sa spiritualité ? Il ne parlait pas d’une loi du passé. Il a dit : « la loi est sainte… la loi est spirituelle ». En d’autres termes, elle était bel et bien vivante et en vigueur lorsque Paul écrivit à l’Église de Rome. En revanche, il décrivit l’acte écrit des ordonnances au passé : «était contre nous… nous était contraire ». Il est certain qu’il ne parlait pas de la même loi. L’une était présente, l’autre appartenait au passé. Il est intéressant de noter que Paul parla du cinquième commandement comme étant en vigueur lorsqu’il écrivit aux Éphésiens. « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère, ce qui est le premier commandement accompagné d’une promesse : afin qu’il te soit bien et que tu vives longtemps sur la terre » (Éphésiens 6:1-3). Une fois encore, nous voyons le grand apôtre affirmer que ce commandement « est » et non « était ». S’il avait fait partie des ordonnances décrites par le même auteur dans Colossiens, il aurait dit : « … c’était le premier commandement accompagné d’une promesse. » Dans l’Église du Nouveau Testament, il y eut beaucoup de controverse au sujet de la circoncision, qui était une exigence majeure de la loi cérémonielle. Dans Actes 15:5, nous lisons : « Mais certains de la secte des pharisiens qui avaient cru se levèrent, disant qu’il fallait les circoncire et leur ordonner d’observer la loi de Moïse. » Comme tout le monde le reconnaît, cela ne pouvait en aucun cas faire référence aux Dix Commandements. Ceux-ci ne mentionnent même pas la circoncision. Pourtant, Paul a déclaré : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observance des commandements de Dieu » (1 Corinthiens 7:19). Si la loi relative à la circoncision n’était désormais plus rien (abolie), alors quels « commandements » exaltait-il comme étant toujours contraignants ? Il faudrait être aveugle pour ne pas voir ici deux lois distinctes. La loi morale subsistait, tandis que la loi de la circoncision (loi cérémonielle) était abolie.La vérité est qu’il existe de nombreuses références dans la Bible qui prouvent que la loi des types et des ombres, en raison de son application temporaire, n’a jamais été considérée comme l’égale de la loi morale éternelle. Son système de sacrifices, de sacerdoce humain et de jours de fête a été institué après l’entrée du péché dans le monde et a toujours pointé vers la délivrance du péché qui serait accomplie par le véritable Agneau et Prêtre qui devait venir : Jésus.L’auteur de l’épître aux Hébreux consacre beaucoup de temps à démontrer que la loi du sacerdoce lévitique devait changer pour s’adapter au sacerdoce de Jésus. Celui-ci n’était pas issu de la tribu de Lévi, mais de la tribu de Juda. C’est pourquoi il est fait référence à Jésus « qui a été établi, non selon la loi d’un commandement charnel, mais selon la puissance d’une vie sans fin » (Hébreux 7:12, 16).Ce « commandement charnel » concernant un sacerdoce humain se trouve dans la loi écrite de Moïse. Il contraste fortement avec la description que fait Paul des Dix Commandements comme étant « spirituels », « saints » et « bons ». Rien ne peut être à la fois charnel et spirituel. De même, rien ne peut être à la fois « bon » et « mauvais ». Pourtant, dans Ézéchiel, nous lisons ces mots : « Parce qu’ils […] avaient souillé mes sabbats, et que leurs yeux étaient tournés vers les idoles de leurs pères. C’est pourquoi je leur ai aussi donné des lois qui n’étaient pas bonnes, et des ordonnances par lesquelles ils ne devaient pas vivre » (Ézéchiel 20:24, 25). Remarquez bien comment le prophète identifie la loi du sabbat, puis dit immédiatement : « Je leur ai DONNÉ AUSSI des lois qui n’étaient pas bonnes. » Gardez à l’esprit que les Dix Commandements étaient qualifiés de « saints, justes et bons » (Romains 7:12). En raison de ses malédictions et de ses jugements contre leur désobéissance persistante, la loi de Moïse était « contre » eux et n’était « pas bonne ».
LA LOI MORALE EXISTAIT DÈS L’ÉDEN
La loi mosaïque n’est jamais assimilée au code moral éternel qui était en vigueur depuis le tout début de l’histoire humaine. Bien qu’ils n’aient été consignés par écrit qu’au mont Sinaï, les Dix Commandements étaient compris et respectés par les premiers patriarches. Même Caïn savait que tuer était un péché, car Dieu lui a dit que « le péché se tient à la porte » (Genèse 4:7) après qu’il eut assassiné son frère.Il est impossible que le péché existe là où il n’y a pas de loi. La Bible enseigne : « Car là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de transgression » (Romains 4:15). On nous dit encore : « Quiconque commet le péché transgresse aussi la loi ; car le péché, c’est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Ce principe est encore renforcé par la déclaration de Paul : « Je n’aurais pas connu le péché, si ce n’est par la loi ; car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait pas dit : Tu ne convoiteras point » (Romains 7:7). Ces versets établissent clairement la vérité selon laquelle aucun péché ne peut être imputé là où la loi des Dix Commandements n’est pas en vigueur. La déclaration de Dieu à Caïn concernant le péché qui se tenait à la porte faisait référence à son projet de tuer Abel, une violation de l’un de ces commandements. C’est la preuve absolue que la loi morale était en vigueur à cette époque reculée. Plus tard, Joseph révéla qu’il était conscient des exigences contraignantes de cette même loi. Il dit à la femme de Potiphar : « Comment donc pourrais-je commettre cette grande méchanceté et pécher contre Dieu ? » (Genèse 39:9). Il savait que l’adultère était un péché. Abraham fut loué par Dieu en ces termes : « Parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois » (Genèse 26:5). Il est évident que la loi à laquelle Abraham obéissait fidèlement n’était pas la loi de Moïse, car cette loi ne fut donnée que 430 ans plus tard. Et nous venons d’établir que les Dix Commandements existaient avant Abraham, condamnant même Caïn pour meurtre. Il nous est également impossible de concevoir que le grand et pieux Abraham n’ait pas été familiarisé avec les principes fondamentaux du bien et du mal contenus dans les Dix Commandements. Il est absolument certain qu’une autre loi fut ajoutée 430 ans plus tard, et qu’elle s’ajoutait à celle qu’Abraham observait si diligemment. « Et je dis ceci : l’alliance, qui avait été confirmée auparavant par Dieu en Christ, la loi, venue quatre cent trente ans après, ne peut l’annuler, de sorte qu’elle rendrait la promesse sans effet » (Galates 3:17). Le contexte de ce verset indique que Paul parle de la loi cérémonielle plutôt que de la loi morale des Dix Commandements. Au verset dix, il fait référence aux malédictions « qui sont écrites dans le livre de la loi ». Nous savons qu’il s’agit nécessairement de la loi mosaïque car, comme nous l’avons déjà noté, aucune malédiction n’est consignée dans la loi gravée sur la pierre. Pouvons-nous trouver une confirmation supplémentaire que cette loi ultérieure était bien la loi de Moïse ? La réponse se trouve en Galates 3:19. « À quoi sert donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite… » Nous avons ici deux faits importants concernant la loi qui a été ajoutée. On nous dit pourquoi elle a été donnée et aussi combien de temps elle resterait en vigueur. Ces deux éléments d’information seront examinés très attentivement car ils contiennent des preuves convaincantes dans cette affaire.PREMIÈREMENT : POURQUOI A-T-ELLE ÉTÉ DONNÉE ? Le verset indique clairement qu’elle a été « ajoutée à cause des transgressions ». Cela est très révélateur, car nous venons d’établir que « là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de transgression » (Romains 4:15). On ne peut être coupable d’avoir transgressé une loi qui n’existe pas. Dans ce cas, une loi existait manifestement ; et elle avait été « transgressée », rendant nécessaire l’ajout d’une autre loi 430 ans après l’alliance de Dieu avec Abraham. Et puisque l’Écriture rapporte qu’« Abraham a obéi […] à mes lois » (Genèse 26:5), nous devons croire que cette loi antérieure, qu’Abraham observait, était les Dix Commandements. Moïse n’était pas encore né, et cela ne pouvait donc pas être sa loi. Que devons-nous donc conclure de cette preuve ? Les Dix Commandements avaient été transgressés, rendant nécessaire l’ajout de la loi cérémonielle. À bien y réfléchir, cela est tout à fait logique. Si une loi est promulguée pour interdire le meurtre, et qu’elle est enfreinte, alors une autre loi devrait être promulguée pour prescrire la peine ou la sanction pour avoir enfreint cette première loi. Nous avons déjà établi que les Dix Commandements ne contenaient ni malédictions (sanctions) ni jugements (châtiments), mais la loi mosaïque se caractérisait précisément par ces éléments.DEUXIÈMEMENT : COMBIEN DE TEMPS CETTE LOI « AJOUTÉE » EST-ELLE RESTÉE EN VIGUEUR ? L’Écriture dit : « Jusqu’à ce que la semence vienne. » Il n’y a aucune controverse quant à l’identité de cette semence. C’est le Christ. Mais avons-nous la preuve que la loi qui a été effacée et clouée sur la croix était bien la loi de Moïse ? Quelle que soit la loi en question, elle est désignée comme « l’écriture des ordonnances ». Nulle part les Dix Commandements ne sont identifiés comme des ordonnances. Ce terme s’applique à des codes juridiques locaux très restreints et limités, tels que les « ordonnances municipales » qui ne s’étendent qu’aux limites de la ville. En comparaison, les Dix Commandements s’apparentent davantage à la Constitution des États-Unis.
QUELLE LOI A ÉTÉ EFFACÉE ?
Mais examinons de plus près ce texte de Colossiens 2:14-16 pour avoir une vision claire de la situation. Après avoir décrit l’« effacement » et le « clouage » des ordonnances, Paul a écrit : « Que personne donc ne vous juge au sujet de la nourriture ou de la boisson. » Le mot « donc » signifie « sur la base de ce qui vient d’être dit, nous devons en tirer cette conclusion ». En d’autres termes, il disait : « Étant donné que les ordonnances ont été effacées, que personne ne vous juge donc au sujet de la nourriture ou de la boisson. » Nous commençons maintenant à voir clairement de quelle loi il était question. Y a-t-il quoi que ce soit dans les Dix Commandements concernant la nourriture et la boisson ? Mais lisons la suite du texte qui nous est présenté : « Que personne donc ne vous juge au sujet de la nourriture ou de la boisson, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des jours de sabbat, qui sont l’ombre des choses à venir, mais dont le corps est celui de Christ » (Colossiens 2:16, 17). Question : Ces jours de sabbat pourraient-ils faire référence au sabbat du septième jour de la loi des Dix Commandements ? Non. Car ils sont clairement définis comme « des figures des choses à venir ». N’oubliez pas que le sabbat hebdomadaire a été institué par Dieu avant que le péché n’entre dans le monde. Il ne pouvait y avoir de types ou de figures avant que le péché n’existe ! Toutes ces figures ont été introduites à cause du péché et annonçaient la délivrance du péché par le Christ. Par exemple, tous les agneaux immolés représentaient Jésus, le véritable Agneau, qui allait mourir pour les péchés du monde. Si le péché n’était pas entré dans le monde, il n’y aurait pas eu besoin d’un Sauveur, et donc pas d’agneaux ni d’ombres annonçant un Sauveur. Ces « jours de sabbat qui sont une ombre » ne peuvent donc en aucun cas faire référence au sabbat du septième jour. Mais de quels autres sabbats pourraient-ils s’agir ? Y avait-il des « sabbats » autres que les sabbats hebdomadaires ? Oui, il y avait des sabbats annuels qui n’avaient absolument rien à voir avec le sabbat du septième jour du Décalogue. Et ils faisaient clairement partie du système des « ordonnances » qui a pris fin à la croix. Pour en apporter la preuve, revenons à la loi de Moïse et lisons ce qui est dit au sujet de ces jours de fête annuels qui étaient des sabbats préfigurés. « Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Le premier jour du septième mois, vous aurez un sabbat, une commémoration avec des trompettes, une sainte convocation » (Lévitique 23:24). Nous lisons encore : « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations… Ce sera pour vous un sabbat de repos » (versets 27, 32). Comme vous pouvez clairement le voir, ces sabbats annuels tombaient chaque année un jour différent de la semaine, et Dieu a spécifiquement expliqué qu’il ne fallait pas les confondre avec le sabbat hebdomadaire. « Voici les fêtes de l’Éternel, que vous proclamerez comme des assemblées saintes, pour offrir à l’Éternel des offrandes consumées par le feu : des holocaustes, des offrandes de nourriture, des sacrifices et des libations, chacun en son jour, outre les sabbats de l’Éternel »(versets 37, 38).Nous pouvons désormais comprendre à quoi Paul faisait référence dans Colossiens lorsqu’il écrivait au sujet de la nourriture, de la boisson et des jours de sabbat qui sont des ombres. Il y avait des offrandes prescrites pour chacune de ces fêtes annuelles, et elles étaient des ombres annonçant le futur sacrifice de Jésus. Mais la Bible dit que celles-ci étaient« en plus des sabbats de l’Éternel », c’est-à-dire le sabbat du septième jour. Il est désormais clairement établi quelle loi a été effacée et clouée à la croix. Au moment de la mort du Christ, le voile du temple a été déchiré de haut en bas par une main invisible (Matthieu 27:51). Le lieu très saint du sanctuaire a été mis à nu, là où le sang aspergé enregistrait tous les péchés du peuple. Mais il n’était plus nécessaire d’asperger de sang ; il n’était plus nécessaire d’immoler des agneaux ; le véritable Agneau était venu, celui vers lequel tous ces sacrifices convergeaient. Désormais, apporter des animaux reviendrait à renier le Sauveur. Ce serait nier qu’Il était l’accomplissement de toutes les ombres et de tous les types. Par conséquent, ce serait « contre nous » ou « contraire à nous » de continuer à observer cette loi mosaïque. Pour clarifier davantage cette question, posons-nous une ou deux questions très simples. La veille de la mort de Jésus, aurait-ce été un péché pour un homme de refuser d’apporter un agneau afin d’obtenir le pardon de ses péchés ? La réponse, bien sûr, est oui. Cela aurait été un péché, car c’était le seul moyen d’être pardonné. Autre question : aurait-ce été un péché de refuser d’amener cet agneau, le lendemain de la mort de Jésus? Non, car le véritable Agneau était mort, le voile avait été déchiré et les ordonnances effacées. Une loi avait été abolie en étant clouée sur la croix : la loi cérémonielle de Moïse. Paul fait référence à cette même loi dans Éphésiens 2:15 : « Ayant aboli dans sa chair l’inimitié, c’est-à-dire la loi des commandements contenue dans les ordonnances… » Posons maintenant une autre question : la veille de la mort de Jésus, était-ce un péché de voler ? Sans aucun doute. Le lendemain de sa mort, était-ce un péché de voler ? La réponse est oui ; c’était tout aussi répréhensible que la veille de sa mort. De toute évidence, l’effacement des ordonnances, des types et des ombres n’a pas affecté le moindrement le grand code moral des Dix Commandements — ils s’appliquaient tous après la mort du Christ autant qu’avant. Il y a aujourd’hui des chrétiens qui insistent encore pour que les sabbats annuels soient observés en plus du sabbat hebdomadaire. Si tel est le cas, alors quels étaient les jours de sabbat qui ont été effacés et cloués à la croix ? Et quel était le « jour de fête » mentionné par Paul comme ayant été aboli en même temps que ces « jours de sabbat qui étaient des ombres des choses à venir » ? Le mot grec pour « jour de fête » est heorte, qui est également utilisé pour désigner l’une des fêtes annuelles des Juifs : « Peu après, il y eut une fête (heorte) des Juifs ; et Jésus monta à Jérusalem » Jean 5:1. Il s’agit sans aucun doute de l’un des jours saints dont Paul a dit qu’ils avaient été abolis. En revanche, le sabbat hebdomadaire n’est jamais désigné comme une « fête », et il n’est jamais associé aux Juifs par des termes tels que « sabbat des Juifs ». Il est uniquement désigné comme le « sabbat du Seigneur ». Il est plus qu’intéressant de noter que certains des commentateurs bibliques les plus éminents (dont Adam Clarke et Albert Barnes) s’accordent à dire que Paul ne parle pas de l’abolition des Dix Commandements sur la croix. Dwight L. Moody, le Dr C. I. Schofield et Billy Graham affirment également avec force que la loi abolie était la loi cérémonielle.
LES DIX COMMANDEMENTS AU CIEL
Peut-être devrions-nous nous demander à ce stade quelle est la signification du fait que les tables de la loi de Dieu aient été placées à l’intérieur de l’arche de l’alliance ? Rappelez-vous que cet endroit était le plus saint sur terre car il représentait le trône de Dieu. Dieu avait dit : « C’est là que je te rencontrerai, et je te parlerai depuis le-dessus du propitiatoire, d’entre les chérubins » (Exode 25:22). Sous cette gloire de la Shekinah, symbolisant la présence de Dieu, reposait cette loi sainte par laquelle le péché devait être défini. Et là, comme nous le savons d’après les Écritures, Jésus, notre Grand Prêtre, devait intercéder par son sang en faveur des pécheurs. Le sanctuaire terrestre a été reproduit par Moïse d’après le modèle céleste. Tout son ministère sacerdotal était une figure et une ombre de l’œuvre de Jésus, le véritable Grand Prêtre, dans les lieux saints et le lieu très saint du sanctuaire céleste. « Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main d’homme, qui sont la figure des véritables, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Hébreux 9:24). Jean le révélateur a contemplé le sanctuaire originel dans le ciel où Christ exerce désormais son ministère de Grand Prêtre pour faire l’expiation du péché. Qu’est-ce que le péché ? « Le péché, c’est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Quelle loi ? Jean donne la réponse dans Apocalypse 11:19 : « … le temple de Dieu s’ouvrit dans le ciel, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » Réfléchissez-y un instant ! C’est là la réalité sur laquelle tout l’Ancien Testament a été modelé. Voici le véritable Prêtre, la véritable médiation, et dans l’arche de l’alliance, les véritables Dix Commandements. Mais considérez ce scénario effroyable :si la loi qui se trouvait dans l’arche avait été abrogée à la croix, le Christ intercède pour la transgression d’une loi obsolète ! Gardez à l’esprit que Jean contemple cette scène céleste des années et des années après la croix. Elle est toujours là aujourd’hui ! Dans la salle du trône de Dieu, au-dessus du propitiatoire, là où Son sang est désormais répandu pour l’effacement du péché. Le péché est toujours ce qu’il a toujours été, et Christ offre Son sang pour le péché. Pas étonnant que le propitiatoire soit situé juste au-dessus de la loi enfreinte. Enlevez l’arche contenant la loi de Dieu et vous enlevez le fondement de Son trône, de Son gouvernement. Vous supprimez également la loi par laquelle le péché peut être défini et jugé. S’il n’y a pas de loi, il ne peut y avoir de transgression, et par conséquent, aucun besoin d’un Intercesseur ou d’un Sauveur. Le sanctuaire céleste étant situé si clairement dans la salle du trône de Dieu, au-dessus de l’arche contenant les Dix Commandements, il ne reste pas la moindre preuve contre la validité de cette loi. La vérité est que tous les hommes seront jugés sur la base de ce code éternel qui constitue le fondement du gouvernement de Dieu. Jacques a écrit : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. Car celui qui a dit : « Tu ne commettras point d’adultère », a dit aussi : « Tu ne tueras point ». Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu tues, tu deviens transgresseur de la loi. Parlez donc et agissez comme ceux qui doivent être jugés par la loi de la liberté » (Jacques 2:10-12). Ne passez surtout pas à côté des vérités extraordinaires contenues dans ces versets. C’est la loi selon laquelle nous serons jugés ! De quelle loi s’agit-il ? Jacques ne laisse aucune place au doute. Il cite deux des Dix Commandements. Mais remarquez comment il définit cette loi comme une unité complète en soi. Il affirme que nous sommes responsables de respecter « toute la loi ». Combien de commandements « toute la loi » contient-elle ? Exactement dix ! Que devenons-nous si nous enfreignons l’un des dix ? « Un transgresseur de la loi », répond Jacques. Et c’est ainsi que le péché est appelé dans la Bible. « Le péché, c’est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4). Pourquoi Jésus est-il venu ? « Tu lui donneras le nom de JÉSUS, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21). Remarquez que Jésus est venu pour nous sauver de la transgression de la loi, mais « … si quelqu’un pèche, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2:1). Nous avons ici une image de notre Grand Prêtre, notre Avocat, intercédant avec son propre sang dans le sanctuaire céleste devant le trône du Père en faveur de ceux qui enfreignent sa loi. Où se trouve ce trône ? Au-dessus de l’arche de l’alliance contenant la loi par laquelle, selon Jacques, tous « seront jugés ». L’argument selon lequel les Dix Commandements auraient tous été abolis à la croix, puis neuf d’entre eux rétablis dans le Nouveau Testament, a-t-il une quelconque validité ? Il s’agit là d’une invention spécieuse visant à tenter d’échapper au quatrième commandement. Aucun chrétien n’a jamais trouvé à redire à neuf des commandements. Pourquoi voudraient-ils se débarrasser du quatrième ? Manifestement, parce qu’ils l’enfreignent et ne veulent pas croire qu’ils sont condamnés par lui. Peuvent-ils annuler l’ensemble du décalogue, puis en rétablir neuf ? Nous avons déjà prouvé que seule la loi mosaïque a été annulée — pas les Dix Commandements. De plus, Jacques a déclaré que l’ensemble de cette loi est contraignant, et que transgresser l’un d’entre eux est un péché. Comment peut-on retirer le quatrième commandement des Dix Commandements et continuer à parler d’une « loi entière » ? Soit dit en passant, le sabbat est mentionné dans le Nouveau Testament plus que n’importe lequel des neuf autres. Cela pourrait être lié au fait que Dieu a apparemment choisi le quatrième commandement pour en faire le grand sujet d’épreuve de Sa loi. Dans Exode 16, Il a utilisé le sabbat du septième jour pour « les mettre à l’épreuve, afin de voir s’ils marcheraient selon ma loi ou non » (Exode 16:4). Y a-t-il des raisons de croire que le sabbat comporte une dimension de mise à l’épreuve que l’on ne retrouve dans aucun des neuf autres commandements ? C’est une question intéressante à méditer. Outre le fait qu’il est formulé d’une manière totalement différente (« souviens-toi » au lieu de « tu ne »), le quatrième commandement est le seul dont la transgression n’est pas stigmatisée. On peut s’abstenir de voler par crainte d’aller en prison, et de commettre l’adultère par crainte d’être abattu par un conjoint en colère. En effet, il est illégal d’enfreindre certains des Dix Commandements, de sorte qu’on peut les respecter simplement pour éviter les conséquences négatives de la désobéissance. Mais considérez ceci : dans notre monde actuel, c’est le respect du quatrième commandement qui est en réalité stigmatisé ! En réalité, la seule raison pour laquelle on choisirait de l’obéir serait par amour pour le Christ et en préférant Sa volonté à la nôtre. Par conséquent, cela constituerait une épreuve particulière de l’amour authentique pour le Christ.
PREUVE QUE LE SABBAT DEMEURE
Bien qu’il existe une multitude de preuves que la loi des Dix Commandements et le sabbat ont été confirmés par une Église du Nouveau Testament obéissante, je voudrais me concentrer sur un élément de preuve souvent négligé ou mal interprété. On le trouve dans Hébreux 4, et il constitue probablement la référence la plus convaincante en faveur de l’observance du sabbat que l’on puisse trouver dans la Bible. Pour replacer les choses dans leur contexte, nous devons examiner l’idée centrale de tout le livre des Hébreux. L’auteur de cette lettre montre combien d’éléments de l’ancienne alliance ont été supprimés. Nous pouvons presque ressentir l’angoisse des croyants hébreux tandis que Paul leur explique comment le système sacrificiel a été supprimé, ayant été accompli en Christ. Le sacerdoce lévitique a été aboli, remplacé par le Christ, notre Grand Prêtre. Attendaient-ils avec crainte qu’il abolisse également le sabbat ? Si tel était le cas, ils ont dû être extrêmement soulagés lorsqu’il a écrit ces mots : « Il reste donc un « observance du sabbat » (voir la note marginale) pour le peuple de Dieu » (Hébreux 4:9). J’utilise la note marginale de la version King James car c’est là le sens exact et littéral de la déclaration originale. Le contexte des chapitres trois et quatre de l’épître aux Hébreux n’indique pas que Paul essayait de convaincre les chrétiens d’origine hébraïque de quel jour ils devaient observer comme saint. Ils le savaient déjà. Son grand souci était qu’ils entrent dans une relation spirituelle avec le Christ — qu’ils fassent l’expérience du repos des œuvres du péché. Il a démontré que les enfants d’Israël n’ont pas trouvé ce véritable repos à cause de leur manque de foi et de leur désobéissance dans le désert. Bien que le mot grec pour repos, katapausis, signifie simplement « cessation du travail », le contexte semble indiquer que l’auteur parle principalement de trouver un repos spirituel dans leur expérience. Néanmoins, ces deux chapitres lient clairement le repos spirituel à l’observance du sabbat du septième jour, initiée et commandée par Dieu au commencement. Sinon, nous ne trouverions pas au verset quatre une citation directe de Genèse 2:2. « Car il a dit en un certain lieu, au sujet du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres » (Hébreux 4:4).La raison pour laquelle il est fait mention du repos de Dieu le jour du sabbat après son œuvre de création n’apparaît clairement que lorsque l’on analyse les versets 9 et 10. Paul dit que ce qui reste pour le peuple de Dieu n’est pas la katapausis (un repos spirituel), mais le sabbatismas, c’est-à-dire l’observance littérale du sabbat. Puis, au verset 10, nous trouvons la véritable clé qui prouve sans l’ombre d’un doute que le repos du sabbatismas n’était pas seulement spirituel, mais qu’il s’agissait d’une cessation du travail physique. « Car celui qui est entré dans son repos ( katapausis— repos spirituel), celui-là aussi (en plus du repos spirituel) a cessé de ses propres œuvres, comme Dieu a cessé des siennes. »La grande question concernant ce verset porte sur les œuvres dont on cesse. S’agit-il d’œuvres de péché ? S’agit-il d’œuvres visant à obtenir le salut ? Ou s’agit-il des travaux physiques dont nous cessons le jour du sabbat ? La réponse est clairement révélée par l’expression « comme Dieu a cessé des siennes ». Revenons au verset quatre et nous commençons à comprendre pourquoi cette citation de la Genèse est incluse dans le discours de Paul. Il est nécessaire d’établir de quelles œuvres Dieu s’est reposé. Dieu s’est reposé de son œuvre physique de création le septième jour, et il nous est recommandé de nous reposer de la nôtre, comme Il s’est reposé de la sienne. Il n’est pas simplement entré dans un repos spirituel le septième jour, sinon nous pourrions en conclure qu’Il n’était pas en repos spirituel les six premiers jours. Le fait est que Dieu est toujours en repos spirituel. Il n’avait pas non plus d’œuvres de péché ou de la chair dont Il devait cesser. Il s’est simplement reposé le septième jour de Son œuvre de création, et Paul nous dit que ceux qui ont véritablement reçu le repos spirituel du salut cesseront également leurs œuvres physiques le jour du sabbat, comme Dieu l’a fait des Siennes. Ne voyez-vous pas comment cela confère une nouvelle dimension spirituelle extraordinaire à l’observance du sabbat ? Il commémore notre expérience personnelle du salut. Il constitue un rappel hebdomadaire béni du repos continu du péché dont nous pouvons bénéficier par le Christ. Pas étonnant que le sabbat « demeure » pour le peuple de Dieu ! Notre Créateur en a fait un symbole des plus douces bénédictions spirituelles accessibles à la famille humaine. Nous pouvons comprendre pourquoi Dieu a agi ainsi lorsque nous prenons le temps de réfléchir à la façon dont l’observance du sabbat correspond à l’expérience du salut. Qu’est-ce qui rend vraiment quelque chose saint ? Dans Ésaïe 58:13, Dieu appelle le sabbat « mon jour saint » et « une joie ». Écoutez ! C’est la présence de Dieu en quelque chose qui le rend saint. (Vous vous souvenez du buisson ardent ?) La présence de Dieu est dans le sabbat tout comme Sa présence se manifeste également dans la vie d’un véritable chrétien. Alors pourquoi l’observance véritable du sabbat ne ferait-elle pas un mémorial du véritable salut en Christ ?Ce n’est pas un hasard si le même mot hébreu chasid est utilisé en Ésaïe 58:13 pour décrire le sabbat (« mon jour saint ») et également en Lévitique 19:2 pour décrire le peuple de Dieu (« Vous serez saints »). Il habite dans le sabbat, et Il habite dans Son peuple en tant qu’influence sanctifiante ; c’est pourquoi les deux sont appelés « saints ». C’est pourquoi Dieu a fait du sabbat, dès le commencement, un signe de sanctification. « Je leur ai aussi donné mes sabbats, pour qu’ils soient un signe entre moi et eux, afin qu’ils sachent que je suis l’Éternel qui les sanctifie » (Ézéchiel 20:12). La New International Version dit : « afin qu’ils sachent que c’est moi, l’Éternel, qui les ai rendus saints ».De peur que quelqu’un ne soulève l’argument éculé selon lequel le sabbat n’est qu’un signe de sainteté pour les Juifs, je m’empresse d’ajouter ce texte inspiré : « Si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3:29). Tous les chrétiens nés de nouveau constituent aujourd’hui le véritable Israël et ont été sanctifiés pour Dieu. Par conséquent, le sabbat est pour eux.Ce signe de sanctification a été réaffirmé dans le Nouveau Testament par la déclaration saisissante de Paul dans Hébreux 4:9, 10, selon laquelle l’observance du sabbat demeure pour le peuple de Dieu. Parce que nous sommes entrés dans Son repos spirituel du salut (« Soyez saints »), il déclare que nous devons également nous reposer de nos œuvres, « comme Dieu s’est reposé des Siennes » (« mon jour saint »).Certains pourraient suggérer qu’une fois entrés dans le repos spirituel, il ne serait plus nécessaire d’en observer le mémorial en observant physiquement le sabbat. Mais si cela était vrai, nous devrions également cesser de pratiquer le baptême d’eau. L’immersion commémore notre mort à l’ancien homme de péché. Nous faisons l’expérience de cette conversion avant d’entrer dans l’eau pour être baptisés. Si l’observance physique est inutile simplement parce que le symbolisme spirituel s’est accompli en nous, alors nous devrions abandonner la coutume physique.De plus, nous devrions renoncer à la pratique de la Cène. Elle commémore également une expérience du cœur consistant à recevoir le sacrifice de notre Seigneur par la foi. Mais devrions-nous renoncer à l’observance physique de la communion simplement parce que nous sommes déjà entrés dans la joie spirituelle de ce qu’elle représente ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi quelqu’un suggérerait-il de ne pas observer le sabbat physiquement simplement parce qu’il sert de mémorial de l’union avec Christ ? Paul dit qu’il demeure comme un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. Dans leur monumental Commentaire sur toute la Bible, Jamieson, Fausset et Brown font ce commentaire sur Hébreux 4:9 : « Ce verset établit indirectement que l’obligation du sabbat demeure » (page 449). Il est très intéressant que ces érudits théologiens observateurs du dimanche, dotés des plus hautes qualifications linguistiques, fassent une telle déclaration. Pourtant, le lien entre le repos spirituel du salut et l’observance physique du sabbat est indéniable dans ce contexte. Comment pouvons-nous donc résumer nos découvertes concernant ces deux lois ? Il est certainement établi que les Dix Commandements appartenaient à une catégorie différente de celle de la loi mosaïque temporaire des ordonnances. Ce code moral, enfermé dans l’arche du témoignage, tout comme le reste du sanctuaire du désert, était une copie du véritable modèle céleste. Nous affirmons donc qu’il a non seulement été répété et renforcé dans le Nouveau Testament, mais qu’il a été identifié dans la vision de Jean sous le propitiatoire du sanctuaire céleste, d’où le Christ offre son propre sang pour la transgression de cette sainte loi. À partir de cette position fondamentale, il continue d’être le fondement du ministère d’intercession du Christ en notre faveur dans la salle du trône céleste. Par conséquent, il est établi comme le plus inébranlable et le plus immuable de tous les décrets de Dieu.