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Le lourd tribut de la croix
Introduction
Après sa défaite désastreuse à Waterloo, Napoléon, selon la légende, aurait réuni certains de ses principaux généraux pour analyser les erreurs stratégiques de la bataille. Au cours de leurs discussions, le petit général désigna l’Angleterre sur la carte en couleurs qui se trouvait devant eux et déclara avec amertume : « Sans cette tache rouge, je serais le maître du monde. » Satan pourrait dire la même chose aujourd’hui, sauf qu’il désignerait une croix sur une colline à l’extérieur des murs de la vieille Jérusalem. N’êtes-vous pas reconnaissants pour cette tache rouge du Calvaire qui a sauvé ce monde de l’emprise de notre grand ennemi ? C’est là, à ce moment-là, que s’est jouée la destinée de la planète Terre. Depuis lors, Satan est un ennemi vaincu. C’est là qu’il a connu son Waterloo et subi une défaite décisive dont il ne se remettra jamais complètement. Combien peu d’entre nous comprennent la véritable signification de la souffrance et de la mort du Christ sur cette croix. Nous n’avons qu’une vague compréhension du conflit qu’Il a traversé et de la mort agonisante qu’Il a subie. Si nos yeux s’ouvraient pour saisir la véritable signification de Son sacrifice, il n’y aurait plus de misérable collaboration avec Satan. Notre faiblesse se transformerait en courage et en victoire. Les auteurs de la Bible se sont efforcés d’expliquer, en langage humain, la mystérieuse incarnation et la mort expiatoire du Fils de Dieu. Souvent, nous pleurons sous la puissance de leur témoignage inspiré. Nous en avons des aperçus qui nous dépassent, mais nous n’effleurons encore que la surface d’un sujet qui continuera à se dévoiler pour l’éternité. Paul a écrit : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : lui, qui, existant en forme de Dieu, n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant la forme d’un serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et, ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Philippiens 2:5-8. Ces paroles sublimes décrivent la condescendance de Jésus, du trône à la crèche, puis à la croix.
Du plus haut au plus bas !
Il n’existe aucune illustration, dans toute l’immensité du temps et de l’espace, qui puisse rendre compte de ce que Jésus a accompli. Nous essayons parfois d’inventer des situations imaginaires pour transmettre l’idée de son sacrifice. On décrit une meute de chiens sauvages malades, couverts de croûtes et de plaies purulentes. On postule que si un seul être humain acceptait de devenir l’un de ces chiens, toute la meute pourrait être sauvée d’une mort imminente. Trouverait-on quelqu’un qui renoncerait volontairement à sa condition humaine et subirait l’indignité indicible de se transformer en chien ? Aussi dramatique que cela puisse paraître, ce n’est qu’une faible illustration de l’humiliation du Fils divin de Dieu. Nous ne pouvons saisir la gloire et la position dont Il s’est séparé lorsqu’Il s’est dépouillé de Lui-même et est venu dans la famille condamnée et mourante d’Adam. C’est pourquoi il est si difficile pour les chrétiens de saisir l’expiation. Pourquoi tant de gens traitent-ils avec désinvolture les événements de la croix ? Sans doute parce qu’ils ne comprennent pas ce que leur salut a coûté au Fils de Dieu. Ce n’est que lorsque nous connaissons le coût d’une chose que nous commençons à l’apprécier. Nous accordons le plus de valeur à ce qui exige le plus grand investissement. À la fin d’une de mes croisades, j’ai rendu visite à un homme d’affaires qui avait assisté à toutes les soirées mais qui ne s’était pas engagé. Nous avions noué une amitié chaleureuse au cours de cette série de quatre semaines, et j’ai donc osé lui demander pourquoi il n’avait pas pris de décision pour le Christ. Sa réponse vague m’a indiqué qu’il ne comprenait pas la gravité d’accepter le don du salut. Il n’avait jamais réagi d’aucune manière à l’Évangile et, sous mes questions bienveillantes, il a avoué qu’il n’avait aucune assurance d’être sauvé. Finalement, je lui ai demandé sans détour : « Veux-tu dire, Sam, que si tu mourais ce soir, tu n’aurais aucun espoir de vie éternelle ? » Il a répondu : « Non, je n’ai jamais fait aucune profession de foi chrétienne. »
Choqué par son indifférence manifeste, j’ai rassemblé mon courage pour lui poser cette question : « Sam, imagine que tu puisses récupérer 10 000 dollars demain matin auprès de ton banquier en échange d’un document contenant les signatures de dix hommes de cette ville. Serais-tu prêt à faire le tour de la ville ce soir pour obtenir ces signatures ? » Il a répondu : « Bien sûr que je le ferais. »
« Prendrais-tu le moindre risque de perdre l’une de ces signatures sur le document ? » lui ai-je demandé. « Absolument pas », a répondu Sam, « je sais reconnaître une bonne affaire quand j’en vois une. » La vérité, c’est que Sam ne savait pas reconnaître une bonne affaire quand il en voyait une, et je me suis senti obligé de le lui dire de la manière la plus douce que mon esprit indigné pouvait trouver. Je lui ai dit : « Sam, tu ne prendrais pas le moindre risque de perdre 10 000 dollars d’ici demain matin ; pourtant, tu as déclaré que tu risquais de perdre la vie éternelle si tu mourais ce soir. Tu accordes plus de valeur à l’argent qu’à la vie éternelle. Tes estimations sont erronées. Tu n’as pas la moindre idée de ce qu’il en a coûté pour assurer ton salut, sinon tu ne l’évaluerais pas si légèrement. »
Il était facile de comprendre pourquoi mon ami était si indifférent à la croix du Christ. Même s’il avait côtoyé des chrétiens toute sa vie et entendu des centaines de sermons, il avait la vision typique du « martyr » concernant la mort de Jésus. Il n’est tout simplement pas vrai qu’Il soit mort comme les milliers d’autres qui ont été crucifiés sur des croix autour des murs de Jérusalem. Il n’y a aucune comparaison possible. Le Christ n’est pas mort à cause des clous, de la lance ou des mauvais traitements physiques. Aucune quantité de coups ou de douleur n’aurait pu produire les agonies de la croix. D’autres enduraient la même torture de la chair, mais aucun n’est mort des mêmes causes qui ont coûté la vie au Fils de Dieu. Sa mort était différente. En quoi était-elle différente ? Quel genre de mort a-t-il subi ? La Bible dit qu’« il devait, par la grâce de Dieu, goûter la mort pour tous ». Hébreux 2:9. Réfléchissez-y un instant. Il est mort à ma place, à votre place, et à la place de chaque autre personne. Comment cela est-il possible ? Ne devrons-nous pas vivre notre propre expérience de la mort à la fin de nos jours ? Oui, nous le devrons. Et c’est là que réside le mystère et la merveille de ce qu’Il a fait pour nous. Il n’a pas pris notre place en passant par la première mort. Il a connu la seconde mort pour chaque âme qui soit jamais née.
Christ est mort de la seconde mort
Il est si important que nous fassions la distinction entre la première et la seconde mort. Ce n’est qu’alors que nous pourrons comprendre pourquoi Dieu le Père s’est détourné de Son Fils sur la croix. Les anges n’étaient pas autorisés à Le servir. Jésus a dû être traité comme s’Il était coupable de tous les péchés terribles qui aient jamais été commis. Sous le poids de cette condamnation et de cette culpabilité, Il a sué de grosses gouttes de sang et s’est évanoui sur le sol dans le Jardin. Sur le mont Golgotha, privé de la présence bienveillante de son Père, il s’écria dans son agonie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27:46. Commencez-vous à voir ce que Sam a négligé ? Il n’a pas saisi la véritable souffrance de la croix et, par conséquent, n’a pas eu une véritable compréhension du coût du salut. Nous allons tenter de mettre en lumière certains de ces « coûts cachés » que Sam n’a pas reconnus et que beaucoup aujourd’hui n’évaluent pas correctement. Paul a écrit : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. » Romains 5:12. Ces paroles de Paul soulèvent plusieurs questions fondamentales. Si un seul homme a péché, pourquoi tous ont-ils dû mourir ? Les gens doivent-ils payer le prix des péchés d’autrui ? Quand Adam était dans le jardin d’Éden, il représentait chaque personne qui naîtrait un jour. En tant que chef de la race humaine, il se tenait devant Dieu comme s’il était chaque homme. Vous et moi étions là, représentés par les gènes et les chromosomes qui ont plus tard produit le patrimoine génétique des enfants d’Adam. En tant que participants à son corps et à son esprit, tous ses descendants devaient être affectés par ce qui l’affectait. Il est notre père, et il existe des lois de l’hérédité qui reproduisent le patrimoine génétique d’âge en âge. Que s’est-il passé pour Adam qui a également affecté ses enfants ? Dieu l’a placé à l’épreuve dans ce paradis originel. L’épreuve était simple et directe : obéis et vis, désobéis et meurs. Nous nous souvenons si bien de l’histoire de l’arbre au milieu du jardin. Dieu a dit : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. » Genèse 2:17. Sa survie dans l’atmosphère parfaite d’Éden dépendait de son obéissance. L’avenir heureux d’Adam était subordonné à son abstention de l’arbre défendu, mais il n’a pas rempli cette condition. Aucune disposition n’avait été prise pour supprimer la peine ou l’alléger. La question était claire : obéis et vis, désobéis et meurs. À l’âge de 930 ans, la sentence fut pleinement exécutée, et Adam mourut et fut enterré. Tous les enfants d’Adam naquirent après que sa nature eut été corrompue par le péché. Ils ne pouvaient hériter que de ce que leur père avait à leur donner ; ils naquirent donc avec une nature pécheresse et déchue. Veuillez noter qu’ils n’hérchèrent pas de la culpabilité de leur père, mais seulement de sa nature affaiblie et encline au péché. Il n’existe pas de péché originel, au sens où les descendants d’Adam seraient responsables de son péché. Il est vrai qu’ils étaient eux aussi soumis à la mort, tout comme Adam, mais leur mort n’était pas la punition pour le péché d’Adam. Ils sont morts parce qu’ils avaient reçu une nature mortelle par les lois de l’hérédité. Leur mort résultait de la constitution dégénérée qu’Adam avait transmise à sa descendance. Seule la mort d’Adam était la punition de son péché. Dès l’instant où le péché est devenu un fait accompli, tout être humain qui vivrait serait soumis à la première mort. En fait, si Dieu n’était pas intervenu, cela aurait été une mort éternelle. La période d’épreuve d’Adam a pris fin lorsqu’il a péché. En ce qui concerne cette première offre de vie, elle était terminée. Il avait perdu tout espoir de vie selon la proposition que Dieu avait faite. Désormais, seule la mort l’attendait — une mort sans espoir, définitive. Et si Dieu n’avait rien fait de plus, c’est ainsi que cela se serait terminé — pour Adam et tous ses descendants.
Une deuxième période d’épreuve offerte
Mais immédiatement après qu’Adam eut péché et avant que la sentence ne fût pleinement exécutée, Dieu a présenté le plan du salut par la postérité de la femme et a accordé à Adam une nouvelle chance (Genèse 3:15). Cette seconde période d’épreuve était subordonnée à l’acceptation d’un Sauveur qui porterait la peine de l’homme par sa propre mort substitutive. Un nouvel espoir a été offert à Adam et à toute sa postérité par ce second arrangement, mais cela n’a pas modifié les conséquences de l’échec de la première période d’épreuve.
Cela nous amène à une question cruciale. Comment Dieu pouvait-Il préserver Son intégrité en appliquant la peine du premier échec, tout en continuant à offrir une nouvelle vie à chacun par le biais d’une autre période d’épreuve ? Dieu a résolu ce dilemme déroutant d’une manière si simple que nous en sommes émerveillés. Il laisserait les hommes vivre leur durée de vie limitée puis mourir, qu’ils aient fait le bien ou le mal. Cette première mort réglerait les conséquences adamiques de l’échec de la première épreuve. Ensuite, que tous les hommes soient ressuscités de cette première mort, dans laquelle ils sont tombés sans que ce soit de leur faute, et qu’ils se tiennent devant Dieu pour répondre de leurs propres péchés personnels, dont ils sont responsables. Leur destin serait alors déterminé sur la base de la seconde période d’épreuve (entre la naissance et la première mort), et de la manière dont ils ont satisfait aux conditions du salut par le Christ.
S’ils sont reconnus coupables d’avoir personnellement échoué à la deuxième épreuve, ils subiront la même peine qu’Adam : la mort. Dans ce cas, cependant, aucune autre période d’épreuve ne sera accordée, et leur mort sera la seconde mort : l’extinction finale et éternelle. Nous pouvons désormais mieux comprendre les paroles de Paul : « Car, de même qu’en Adam tous meurent, de même en Christ tous seront rendus vivants. » 1 Corinthiens 15:22. Le plan du salut implique une résurrection de tous les hommes de la première mort, afin qu’ils puissent être placés au-delà des effets du péché d’Adam. Cela est nécessaire pour qu’ils puissent être jugés sur la base de leurs actions et de leurs choix personnels. Adam est mort parce qu’il a mangé le fruit de l’arbre défendu, et non à cause de quoi que ce soit qu’il ait fait par la suite. Mais si, après le jugement, Adam est jugé digne de la seconde mort, ce ne sera pas parce qu’il a mangé le fruit, mais à cause d’autres péchés commis après cette expérience, qui n’ont pas été confessés ni pardonnés. Certains pourraient reprocher à Dieu d’être arbitraire et cruel en ramenant les méchants à la vie uniquement pour les détruire dans l’étang de feu. Pourquoi ne pas simplement les laisser sous l’emprise de la première mort ? Cela ne répondrait pas aux conditions requises par la seconde période d’épreuve. La première mort n’est pas la punition du péché pour la postérité d’Adam. La justice exige que chaque individu soit tenu responsable uniquement de remplir les conditions de son propre salut. Sans résurrection, un tel jugement ne pourrait être rendu, et aucune rétribution juste ne pourrait être infligée. Ce n’est pas un acte arbitraire de la part de Dieu, mais l’accomplissement des normes de la justice divine.
Le second Adam réussit l’épreuve
Avec cette compréhension de la première et de la seconde mort, nous sommes prêts à examiner les rôles du premier et du second Adam. Tout comme l’humanité entière était représentée par Adam dans le jardin d’Éden, de même chaque homme serait représenté par Jésus, le second Adam. « Ainsi, comme par la faute d’un seul, le jugement est venu sur tous les hommes pour les condamner, de même, par la justice d’un seul, le don gratuit est venu sur tous les hommes pour les justifier et leur donner la vie. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même, par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. » Romains 5:18, 19. Comme nous l’avons vu, tout ce qui est arrivé au premier Adam a affecté tous ceux qu’il représentait. Or, Paul nous dit que l’expérience du second Adam affectera directement tous les hommes. Jésus, le Créateur, s’est incarné dans l’humanité et s’est présenté devant Dieu comme s’il était chaque homme. C’est pourquoi Paul a écrit : « Je suis crucifié avec Christ. » Galates 2:20. « Nous sommes ensevelis avec lui par le baptême. » Romains 6:4. « De même que Christ a été ressuscité, […] de même nous aussi, nous devons marcher dans une vie nouvelle. » Romains 6:4. La vie de l’homme est profondément liée aux événements de la vie de Christ. Puisque Jésus est venu racheter l’échec du premier Adam, il devait le faire dans la même chair que celle que possédait l’humanité à sa naissance. « C’est pourquoi, en toutes choses, il devait être rendu semblable à ses frères. » Hébreux 2:17. S’Il avait possédé un quelconque avantage surnaturel sur Ses frères dans la victoire sur le péché, Jésus aurait donné du crédit à l’accusation d’injustice portée par Satan. Dieu avait été accusé d’exiger une obéissance déraisonnable, voire impossible. Christ est venu réfuter la fausse accusation du diable en satisfaisant aux exigences de Dieu dans la même nature humaine que tout homme peut obtenir par la foi en le Père.
C’est cette victoire parfaite du Christ sur le péché et la mort qui constitue le fondement de tout salut. Tous les descendants d’Adam étaient sous l’emprise de sa faiblesse et de son échec, ce qui rendait impossible pour quiconque d’entre eux d’obéir à la loi. Au sein de cette famille d’Adam mourante et condamnée, ils étaient voués à une lutte et à une défaite perpétuelles. Mais la victoire du second Adam a ouvert une porte de sortie pour la famille du premier Adam.
Changement de famille
Le premier Adam a transmis les conséquences de son expérience pécheresse par la naissance physique : la faiblesse, le péché et la mort. Le second Adam a transmis les conséquences de son expérience sans péché par la naissance spirituelle : la participation à la nature divine, la victoire et la vie éternelle. Tous les effets de l’échec du premier Adam sont complètement neutralisés par le second Adam. Ne manquez pas de comprendre que l’on ne peut rejoindre la nouvelle famille que par une naissance spirituelle. Par la foi en Christ, une nouvelle création a lieu, sortant l’homme de l’état charnel et sans espoir de la famille d’Adam. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5:17. Le changement de famille constitue l’une des bénédictions les moins comprises de l’expérience chrétienne. Il ne s’agit pas d’une transaction théorique ou mystique sans résultats pratiques. Tout comme la transformation de la nature est d’une réalité saisissante, les privilèges de la nouvelle famille sont eux aussi réels. L’une des choses les plus difficiles à accepter pour le chrétien nouveau-né est le changement total de position, d’autorité et d’appartenance dans le cadre de la nouvelle organisation familiale. Il a désormais droit à toutes les richesses et à tous les avantages des enfants de Dieu. Des promesses incroyables sont incluses dans cette nouvelle relation spirituelle. « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ; Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ. » Romains 8:16, 17. Il est facile de comprendre pourquoi l’esprit humain a du mal à saisir ce concept. Nous avons tendance à chercher des réserves cachées et des significations secrètes dans des versets comme ceux-ci. Un cohéritier est quelqu’un qui détient des droits égaux sur l’ensemble du patrimoine familial. Nous nous demandons comment il est possible de devenir soudainement héritiers d’une telle richesse illimitée. D’une pauvreté abjecte, nous détenons désormais le titre de propriété de l’univers ! Les possessions de Dieu comprennent des galaxies et des univers-îles dans l’espace. Par la foi, nous essayons de saisir cette réalité : Jésus et moi partageons à parts égales toutes les richesses spirituelles du Père. Tout ce qu’Il reçoit, nous le recevons aussi. Paul décrit les ressources illimitées de la vie remplie de l’Esprit en ces termes : « Afin que vous soyez comblés de toute la plénitude de Dieu. » Éphésiens 3:19. Qui peut comprendre un tel langage ? Le Dieu grand et aimant qui nous a créés, et qui a livré son Fils unique pour mourir pour nous, veut maintenant que nous ayons tout ce que son Fils a, et aussi tout ce qu’Il a ! En plus des biens stupéfiants d’un Roi, nous héritons aussi du nom de famille et de la ressemblance familiale. Nous commençons même à ressembler à notre nouveau Père et à notre Frère aîné. « Et vous avez revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle en connaissance à l’image de celui qui l’a créé. » Colossiens 3:10. Au commencement, Adam fut créé à l’image de Dieu et fut appelé « fils de Dieu ». Dans la Genèse, nous lisons : « Il le fit à l’image de Dieu. … Et Adam vécut cent trente ans, puis il engendra un fils à sa propre ressemblance. » Genèse 5:1-3. Tel père, tel fils. Adam ressemblait à Dieu, mais cette ressemblance a été perdue à cause du péché. Ainsi, le fils d’Adam ne ressemblait pas à Dieu ; il ressemblait à Adam. Mais grâce à la nouvelle naissance, l’homme commence à perdre ses traits adamiques et à ressembler à Celui qui l’a créé : Jésus. Cette ressemblance est-elle réelle ou imaginaire ? Dieu crée-t-il seulement une illusion pour donner l’impression que l’homme est restauré à l’image divine, ou intervient-Il puissamment pour que ce changement s’opère ? Il existe un débat théologique pour savoir si la justice de Dieu est seulement imputée à l’homme ou si elle lui est véritablement communiquée. Ceux qui estiment que l’homme est seulement considéré comme juste ne croient pas qu’il puisse réellement vaincre le péché et mener une vie sainte, même en Christ. Mais les paroles de Paul sont claires : « Par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. » Romains 5:19. Outre la ressemblance familiale, cette nouvelle naissance spirituelle apporte la délivrance de la seconde mort, qui était inévitable sous la nature adamique. Christ n’a pas modifié la peine de mort infligée à Adam pour son échec lors de la première épreuve, mais Il a aboli la seconde mort pour tous ceux qui L’ont reçu lors de la seconde épreuve. Cela n’a été possible que parce qu’Il s’est soumis à subir l’horrible châtiment de la seconde mort à la place de l’homme. Il est devenu péché pour nous et a volontairement accepté le châtiment que le péché exige. Sur la croix, sans aucun rayon d’espoir venant du Père, Jésus était enveloppé dans les ténèbres d’un milliard d’âmes perdues. Il a goûté la mort pour chaque homme. Hébreux 2:9.
Le creuset de feu d’Abraham
Était-ce facile pour Jésus de vivre une telle expérience ? Était-ce facile pour le Père de se détourner de Son Fils bien-aimé et de Le traiter comme s’Il était coupable du blasphème et du crime les plus atroces ? Un seul homme au monde s’est approché de la compréhension de l’intense souffrance du Père et du Fils dans cette situation. Cet homme, Abraham, a lui aussi renoncé à son fils unique, et est devenu le premier humain à partager l’agonie de la croix.
Paul a écrit que « l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a annoncé d’avance l’Évangile à Abraham ». Galates 3:8. Jésus a également reconnu qu’Abraham avait reçu des révélations spéciales sur l’expiation. Il a dit : « Votre père Abraham s’est réjoui de voir mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui. » Jean 8:56. Pour comprendre comment ce patriarche de l’Ancien Testament a pu avoir une telle vision prophétique de l’œuvre du Messie, nous devons revenir sur son expérience au mont Moriah. Comme il avait d’abord manqué de croire que Dieu pouvait lui donner un fils issu du ventre stérile de Sara, Abraham fut soumis à une autre épreuve concernant la vie d’entre les morts. Dieu lui a ordonné de sacrifier son fils unique, Isaac, sur un autel. Le récit de ce voyage solitaire vers le mont Moriah est l’une des histoires les plus émouvantes de la Parole sacrée. Abraham n’avait aucun doute quant à la validité de cet ordre. Il était un ami de Dieu et avait appris à reconnaître Sa voix. Il était impossible pour Abraham de comprendre la raison de cet ordre étrange. La promesse avait été confirmée à maintes reprises : Isaac était la semence par laquelle le Messie viendrait. Or, on lui demandait maintenant de prendre la vie de cet enfant de sa vieillesse par lequel le monde serait béni et racheté. Comment le Sauveur pourrait-il venir par Isaac s’il était immolé sur l’autel ?
Au moment où le père et le fils atteignirent le pied de la montagne, la foi d’Abraham s’était résolument emparée de la puissance de résurrection de Dieu. Il dit aux serviteurs : « Moi et le garçon, nous irons là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Genèse 22:5. Cette fois-ci, il n’y eut aucune faiblesse ni hésitation face à l’apparente impossibilité de la promesse. Aucune résurrection d’entre les morts n’avait jamais eu lieu, mais Abraham croyait que Dieu accomplirait Sa promesse concernant la descendance d’Isaac. Alors qu’Abraham levait le couteau au-dessus de son fils soumis, il faisait face à l’épreuve la plus sévère qu’un être humain ait jamais connue. Il aurait été déjà terrible de prendre la vie de son fils, mais d’un seul coup de couteau, il était sur le point de détruire le seul espoir de salut pour lui-même et pour toute personne qui naîtrait. Personne, à l’exception de Jésus, n’aurait jamais tenu le destin du monde entre ses mains comme Abraham l’a fait à ce moment-là. C’était plus qu’une épreuve de l’affection paternelle. En tuant Isaac, Abraham privait le monde d’un Sauveur. Le couteau était également à sa propre gorge. La parole infaillible de Dieu lui avait assuré qu’aucun Messie ne pourrait naître sans Isaac. Commencez-vous à entrevoir le creuset ardent de l’épreuve d’Abraham ? Pas étonnant que Jésus ait dit qu’Abraham avait pu voir son jour. Même si sa main fut retenue et que Dieu pourvut un autre sacrifice, Abraham a bel et bien renoncé à son fils ce jour-là. Il a éprouvé toute la douleur, le déchirement et l’horreur qui accompagnent la mort d’un enfant unique. Ayant le pouvoir de sauver la vie de son fils, il n’a pas voulu l’exercer. Dieu n’est intervenu qu’après qu’il fut devenu tout à fait évident qu’Abraham n’hésiterait pas à offrir Isaac en sacrifice. Remercions Dieu pour la foi d’Abraham et pour la foi et la soumission tout aussi grandes de son fils bien-aimé. Personne ne peut ignorer l’impact de cette histoire humaine si émouvante. Elle met l’amour et le sacrifice de l’expiation à la portée de la compréhension de chaque enfant d’Adam. Nous pouvons désormais mieux saisir comment le Père et son Fils unique ont souffert sur la croix. Le prix de notre rédemption devient plus clair.
Comment la croix apporte le pardon
Mais nous devons maintenant examiner un autre aspect de ce drame céleste qui mettra davantage en lumière l’amour et le sacrifice de Dieu. Comment la mort d’un seul homme, le second Adam, procure-t-elle le pardon à tous ceux qui ont péché ? La Bible dit : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission (des péchés). » Hébreux 9:22. La rémission, bien sûr, signifie le pardon. La question est : comment la mort du Christ lui permet-elle de pardonner le péché ? Cela nous amène au cœur de tout ce que nous avons appris jusqu’à présent. Il était nécessaire que Jésus subisse la seconde mort afin d’acquérir le pouvoir de pardonner. Le germe de tout pardon est enraciné dans un acte de substitution. Quiconque pardonne à une autre personne doit en réalité se substituer à celle qu’il pardonne, et être prêt à subir les conséquences du mal commis. Par exemple, si je remets une dette à quelqu’un, je dois être prêt à subir la perte de cette somme. Si je pardonne un coup, je dois être disposé à en subir la douleur, sans exiger que celui qui l’a porté soit puni. La justice exige que chaque coupable soit rétribué proportionnellement à ce qu’il a fait : œil pour œil, dent pour dent. Celui qui porte un coup doit également subir un coup équivalent en retour. Le pardon, cependant, dispense le coupable de recevoir ce qu’il mérite légalement. Celui qui pardonne accepte lui-même la conséquence afin que le coupable puisse être libéré sans punition. Il y a donc clairement une substitution de l’innocent à la place du coupable dans tout acte de pardon. Pour illustrer davantage ce point, imaginons qu’un homme assassiné puisse pardonner à son meurtrier depuis l’au-delà. Il consentirait, en effet, à sa propre mort afin que le meurtrier ne soit pas puni. En acceptant les conséquences de l’offense commise à son encontre, il permet que sa propre mort satisfasse à la peine qui pourrait légalement être infligée au meurtrier. Cette illustration nous rapproche beaucoup du cœur de l’expiation. Il s’agit ici du rétablissement d’une relation brisée. C’est cela, l’expiation. Deux parties sont toujours impliquées : la victime et le coupable. Dans ce cas, il s’agit de Dieu, la victime, et de l’homme, celui qui pèche contre Lui. La justice exige une expiation adéquate du péché. Seules deux voies sont possibles : soit la justice infligera la peine prescrite, soit il doit y avoir pardon de la part de la victime. Si le pardon est accordé, celui qui pardonne devra accepter les conséquences du péché et les subir à la place du coupable. La peine pour le péché est la mort. Ainsi, pour accorder le pardon au pécheur, Jésus doit être disposé à porter dans son propre corps le même châtiment que la loi enfreinte exigerait du pécheur. Le châtiment pour le péché n’est pas la première mort, mais la seconde mort. C’est pourquoi l’agonie prolongée de Jésus sur la croix était totalement différente de toute autre mort. Des milliers de criminels ont été crucifiés de la même manière physique que le Christ a été cloué sur la croix, mais ils n’ont souffert que la douleur physique de la première mort. Lui a connu l’horrible condamnation et la séparation d’avec Dieu que les pires des pécheurs ressentiront dans l’étang de feu. Sa nature sensible a été traumatisée en partageant par procuration la culpabilité de viols, de meurtres et d’atrocités abominables. Il est devenu péché afin de permettre à la pleine colère de la loi de s’abattre sur Lui exactement de la même manière qu’elle s’abattrait sur les perdus. D’aucune autre manière nous ne pouvons expliquer la mystérieuse angoisse spirituelle qui a entouré notre Sauveur dans les dernières heures de sa vie. Depuis le jardin de Gethsémani, Jésus a porté les péchés accumulés de l’humanité sur son cœur brisé. Pas un seul rayon de lumière n’était autorisé à pénétrer le voile de l’aliénation totale de son Père céleste. Afin de prendre la place des pécheurs coupables et d’offrir le pardon, il ne pouvait y avoir aucune différence entre leur châtiment et le sien. Que personne ne suggère que le Père n’a pas souffert autant que son Fils. La divine patience de Dieu, qui a permis à des hommes méchants de torturer son Fils à mort, est la preuve ultime qu’il nous aime du même amour dont il a aimé Jésus. Le choix auquel Il était confronté était très simple. Il pouvait épargner le Fils ou Il pouvait nous épargner. Il n’y avait pas d’autre choix. La loi avait été enfreinte – la loi qui était sainte et parfaite. En tant que reflet de Son caractère, elle ne pouvait être ni modifiée ni détruite. La peine devait être payée. Le Père aimait ceux qui avaient enfreint Sa loi, mais Il aimait aussi Son Fils. Regardez à nouveau la scène autour de cette croix. Dieu regardait ces hommes méchants qui crachaient sur Jésus et le frappaient au visage à coups de poing. Ils n’étaient pas dignes de toucher le bord de Son vêtement, mais ils Le malmenaient jusqu’à la mort. Il avait en Sa main le pouvoir de réduire ces petits hommes à néant. Il pouvait sauver Son Fils de ces railleries et de ces coups cruels, mais s’Il intervenait, aucun être humain ne vivrait plus jamais. Adam, Abraham, Joseph, Daniel et tous les autres enfants d’Adam seraient perdus pour l’éternité. Leur résurrection dépendait entièrement de la mort et de la résurrection de Son Fils bien-aimé. Dans Son omniscience, Dieu devait se souvenir de chaque visage et de chaque nom, même de ceux qui n’étaient pas encore nés. À ce moment-là, Dieu a pensé à vous et à moi. Même s’Il voyait tous nos misérables échecs, Il voulait quand même que nous soyons avec Lui pour l’éternité. Il savait que la grande majorité n’accepterait pas l’offre de la vie éternelle avec Lui, même si elle était obtenue à un prix si terrible. Mais Il savait aussi que quelques-uns L’aimeraient et recevraient volontiers la mort substitutive de Son Fils en leur faveur. Alors Dieu détourna Son regard de Son Fils et permit qu’Il soit écrasé à mort sous le poids de péchés qu’Il n’avait pas commis. Même le soleil se voila devant cette scène terrible, et la terre trembla en signe de protestation. « Tout est accompli », s’écria Jésus, et Il rendit l’esprit. Jean 19:30.
Le prix était-il trop élevé ?
Le prix de la rédemption avait été payé. Était-il trop élevé ? Pour des millions de personnes, ce fut un investissement vain, un sacrifice gaspillé. Elles méprisaient toute cette transaction et la rejetaient d’emblée. Mais qu’en est-il de vous ? Maintenant que vous voyez un peu plus clairement ce que cela a coûté, vous sentez-vous poussé à répondre à l’investissement qu’Il a fait pour votre salut ? Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur l’énorme portée de l’expiation – comment elle a pourvu aux besoins de chaque homme, femme et enfant qui ait jamais vécu. Cette emphase ne doit pas occulter l’aspect terriblement personnel de ce qu’Il a fait. La nature de cet amour qui a conduit Jésus à sa mort sur la croix était telle qu’Il aurait fait le même sacrifice même pour une seule âme. Je dois me rappeler chaque jour que Dieu n’a pas seulement « tant aimé le monde », mais qu’Il m’a tant aimé qu’Il a donné Son Fils. Le génie de tout le plan du salut tournait autour de l’application de Sa mort à chaque individu. L’amour du Christ pour les gens est mis en évidence à maintes reprises dans la Bible. Nous le voyons dans Ses entretiens individuels qui prenaient beaucoup de temps. Certains de Ses discours spirituels les plus significatifs ont été adressés à des personnes seules. Nous le voyons également dans le voyage périlleux qu’Il a entrepris à travers la mer pour délivrer le démoniaque de Gadara. Il Lui a fallu deux jours entiers de Son temps précieux pour traverser ces eaux agitées et revenir. Un seul homme a été directement contacté au cours de cette expédition désagréable, mais cet homme, plus tard, a converti toute la région au Sauveur.
Nous devons observer la manière dont Jésus s’est comporté avec Nicodème, le lépreux, la prostituée et le collecteur d’impôts méprisé avant de pouvoir comprendre la valeur d’une seule âme. Il prenait le temps avec les gens, quelle que soit leur position ou leurs possessions. La Samaritaine n’était qu’une autre « figure » sans vergogne de la communauté lorsque le Christ a saisi l’occasion de l’engager dans une conversation qui a bouleversé sa vie. Il ne fait aucun doute que Jésus considérait chaque personne comme un candidat à la vie éternelle. Comment expliquer autrement ses relations avec Simon, Zachée et Marie-Madeleine ? Il voyait en chaque âme le potentiel glorieux de refléter son propre caractère saint, tant dans le temps que dans l’éternité. Il y voyait la raison de son incarnation. Chaque âme était celle qu’il était venu racheter. Ce sont ces visages qui lui venaient à l’esprit alors qu’il était suspendu à la croix, lui donnant la force de vider la coupe de sa souffrance.
L’une des déclarations les plus étonnantes de la Bible concernant l’expiation se trouve dans Hébreux 12:2 : « Les yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a enduré la croix, méprisant la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » Comment cette terrible expérience sur la croix aurait-elle pu être associée à une quelconque joie ? Nous sommes assurés qu’un motif de joie l’a soutenu face à la honte et à l’humiliation de la crucifixion. Quelle était « la joie qui lui était réservée » ? C’est là que réside le secret de son abnégation. Il l’a fait grâce à la force de la joie anticipée d’ouvrir grand les portes du Paradis pour nous accueillir dans son royaume éternel. C’est l’amour qu’il avait pour nous, et le désir d’être avec nous pour l’éternité, qui l’ont conduit à endurer l’insupportable. Voici l’assurance certaine qu’il pensait à vous et à moi alors qu’il supportait les cruautés déchirantes de la croix.
Une seule âme vaut-elle un prix aussi infini ? À la lumière de l’éternité, la réponse est oui. Considérez ce fait étonnant : une seule âme rachetée vivra plus longtemps que toutes les années de la population totale de la terre réunies. À terme, dans l’éternité, la vie de cette seule personne dépassera d’un million de fois la durée de vie de tous les habitants de ce monde réunis. En ce sens, une seule personne sauvée représente plus de vie, plus d’accomplissement et une plus grande plénitude que tous les perdus réunis. Jésus a dû reconnaître cette vérité chaque fois qu’il regardait le visage d’un homme, d’une femme ou d’un enfant. Même dans l’être humain le plus dégradé, il voyait une vie capable de perpétuer son amour plus longtemps que le temps ne pouvait le mesurer. Avec ces aperçus du coût réel du Calvaire, comment pourrait-on sous-estimer sa mission sur la planète Terre ? Vous pouvez être cette âme qui rendra un témoignage éternel de l’amour et de la grâce de notre Sauveur. Jamais autant n’a été donné pour si peu. Par un simple acte de foi, nous pouvons échanger les droits de naissance mortels du premier Adam contre les richesses insondables du second Adam. En un instant d’abandon et d’acceptation, nous commençons à partager la vie qu’Il méritait, car Il était disposé à porter la culpabilité, la condamnation et la mort que nous méritions. Quel échange ! Ce sera le thème inépuisable de notre étude pour toute l’éternité. Et au fil des âges, nous continuerons à découvrir de nouvelles perspectives passionnantes sur la nature de son amour expiatoire et de son sacrifice. « Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? » Hébreux 2:3. Si grand ? Si grand ! Il n’y a pas de réponse à cette question, car il n’y a pas d’échappatoire. Acceptez dès maintenant ce salut qui a coûté si cher. Ne le négligez pas un instant de plus.