Le deuxième commandement interdit-il la création de toute forme d’œuvre d’art religieuse ?
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Après que le premier commandement a désigné le vrai Dieu, le deuxième nous enseigne comment Il doit être adoré. Ce commandement interdit expressément la vénération d’objets représentant Dieu. « Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point » (Exode 20:5). C’est précisément l’adoration de ces images qui constitue un péché.
Ce texte n’interdit pas les illustrations religieuses, la photographie ou les beaux-arts. Dieu Lui-même a ordonné que des anges sculptés soient réalisés dans le lieu très saint (Exode 25, 18), que des anges brodés ornent les tentures du tabernacle (1 Rois 6, 29) et qu’un taureau en bronze coulé soit placé dans la cour (1 Rois 7, 25). Le temple était magnifiquement décoré, mais il n’y eut jamais d’ordre de se prosterner et d’adorer le bâtiment ou ses objets à la place de Dieu.
Le Seigneur a un jour ordonné à Moïse de fabriquer un serpent d’airain dans le désert (Nombres 21, 8-9). Il voulait enseigner à son peuple à se tourner vers lui pour obtenir de l’aide. Il n’y avait rien de mal à cela en tant qu’illustration incitant le peuple à avoir foi en la puissance guérissante de Dieu. Pourtant, ce même serpent d’airain fut détruit sur ordre divin lorsqu’il devint un objet d’adoration et de vénération. « Il [le roi Ézéchias] […] brisa le serpent d’airain que Moïse avait fait ; car jusqu’à ces jours-là, les enfants d’Israël lui offraient de l’encens et l’appelaient Nehushtan » (2 Rois 18:4).
Ainsi, à l’instar des dieux cananéens, le bon roi détruisit en réalité quelque chose qui, à l’origine, servait un bon dessein mais qui était devenu un objet de faux culte. C’est un peu comme la déclaration de Jésus selon laquelle il faut se couper la main droite si elle vous fait pécher. Une image ou une œuvre d’art religieuse n’est pas un péché en soi, mais elle le devient lorsqu’elle est élevée au rang d’objet d’adoration suprême à la place de Dieu.