Le monde va s’écrouler cette semaine… ou pas !
Alors qu’il avait presque disparu des gros titres, le redoutable calendrier maya refait surface, laissant cette fois entrevoir la fin du monde le 21 juin 2020. Si vous lisez ces lignes le 22 juin ou après — comme nous espérons que vous pourrez le faire —, cela fera donc une nouvelle prédiction qui s’est révélée fausse.
Les lecteurs qui ont bonne mémoire se souviendront peut-être qu’en 2012, de nombreuses spéculations circulaient sur la façon dont le calendrier maya, gravé dans la pierre à l’aide de symboles anciens, avait prédit la fin de toutes choses cette année-là. Cette théorie populaire était même associée à la menace d’une collision cosmique avec une planète appelée Nibiru. (Ni en 2012, ni à aucun moment depuis, la NASA n’a observé Nibiru.) Comme nous le savons tous, ce qui a pris fin à la fin de 2012, c’est… l’année 2012 !
La date était-elle erronée ?
Les Mayas avaient établi leur calendrier à une époque où le monde occidental utilisait le calendrier julien, ainsi nommé en l’honneur de Jules César. Mais en 1582, le pape Grégoire a introduit une version révisée du calendrier julien qui, selon ses partisans, permettrait de mieux suivre les mouvements de la Terre autour du Soleil. C’est ce même calendrier, appelé calendrier grégorien, que la plupart des pays utilisent aujourd’hui. Par la suite, lors du passage au calendrier grégorien, afin de corriger l’erreur du calendrier julien, 11 jours ont été sautés : le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 est devenu le vendredi 15 octobre 1582.
De nombreux médias ont toutefois rapporté la semaine dernière une théorie selon laquelle le calendrier maya aurait été mal interprété. Cette nouvelle date de fin du monde a été avancée par un homme décrit dans le journal en ligne The Sun comme le « scientifique Paolo Tagaloguin », apparemment issu de l’unité de recherche sur les plantes de l’université du Tennessee, qui a déclaré qu’en raison du passage du calendrier julien au calendrier grégorien, la date proposée par le calendrier maya pour la fin du monde avait été déterminée de manière erronée. (L’article original de The Sun a depuis été supprimé.)
Outre ses calculs douteux — consistant à ajouter à la date initiale du 21 décembre 2012 onze jours pour chaque année d’utilisation du calendrier grégorien au lieu d’une seule, et à compter à partir de 1752, année où la Grande-Bretagne a mis en œuvre ce changement, au lieu de 1582 —, Tagaloguin a depuis disparu du site web de l’université et de Twitter, où sa prédiction avait été initialement publiée.
En conséquence, nous vous déconseillons de dépenser sans compter avec vos cartes de crédit cette semaine — ni à aucun autre moment, d’ailleurs. Le monde ne prendra pas fin le 21 juin 2020.
Quels sont les signes ?
L’échec imminent de la nouvelle « prophétie » du calendrier maya n’est que le dernier d’une longue série de ratés dans la fixation de dates qui ont piégé beaucoup de gens, y compris plus d’un chrétien croyant en la Bible.
Soyez prêts vous aussi, car le Fils de l’homme viendra à une heure où vous ne l’attendez pas.
D’une certaine manière, ces tromperies sont tout à fait compréhensibles : ce monde n’ est pas la patrie du croyant ; nous aspirons à cette « patrie céleste » (Hébreux 11:16), « car notre citoyenneté est dans les cieux » (Philippiens 3:20). D’un autre côté, prédire des dates de fin du monde est totalement réfuté par les Écritures.
S’adressant à ses disciples les plus proches sur le mont des Oliviers, Jésus a dit ceci au sujet de la fixation d’une date pour son retour : « Mais quant à ce jour et à cette heure, personne ne les connaît, pas même les anges des cieux, mais mon Père seul » (Matthieu 24:36). Lorsque Jésus a dit cela, il était sur Terre et était « venu sous la forme d’un homme » (Philippiens 2:7). Cependant, actuellement assis à la droite du Père, Jésus, comme on peut l’imaginer, connaît désormais « ce jour et cette heure ».
Pourtant, bien que Dieu le Père le sache et que Jésus, Dieu le Fils, le sache, cette connaissance n’a pas été donnée aux simples humains. Nous avons des indications sur les signes de sa venue, mais nous n’avons ni jour ni date.
Dans Luc 12:40, Jésus a dit : « Vous aussi, soyez prêts, car le Fils de l’homme viendra à une heure où vous ne l’attendez pas. » L’effet malheureux de fixer des dates est que cela relègue la fin du monde au rang de plaisanterie, à la limite des théories du complot et de la science-fiction. Mais Jésus reviendra sur Terre ; la fin du monde aura lieu.

Une parabole dans l’Évangile de Luc nous donne un indice important. Jésus a dit : « Regardez le figuier et tous les arbres. Quand ils bourgeonnent, vous voyez et savez par vous-mêmes que l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses se produire, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Luc 21:29–31).
Que sont « ces choses » ? Vous les trouverez dans Matthieu 24, Marc 13 et, plus tôt, dans Luc 21 : des conflits et des crises mondiaux surgiront, ainsi que des pandémies, des famines et d’autres tragédies d’une ampleur jamais vue auparavant dans ce monde.
Mais au milieu de tout cela, il y a de l’espoir. Trouvez cet espoir dans ces ressources en ligne gratuites.
Le pasteur Doug Batchelor a récemment animé une heure d’étude de l’École du sabbat sur le thème «La Bible et la prophétie»,au cours de laquelle la fin des temps a été abordée. C’est un excellent point de départ pour comprendre ce que sont les « signes des temps » et comment les relier au mieux aux événements mondiaux actuels.
Notre leçon d’étude biblique «Juste à temps ! Les rendez-vous prophétiques révélés »est également utile. Cette leçon dynamique renforcera votre foi dans la validité de la prophétie.
Non, le monde ne prendra pas fin le 21 juin 2020. Mais la fin des temps est à nos portes, et nous devons tous nous y préparer !
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