Une Église progressiste affirme que la Bible n’est pas réellement la parole de Dieu

Une Église progressiste affirme que la Bible n’est pas réellement la parole de Dieu

Qu’est-ce que la Bible ? De nombreuses Églises affirment qu’elle est «la seule règle de foi et de conduite ».

Une église de Nashville, dans le Tennessee, est convaincue que ce n’est pas vrai. GracePointe Church, une congrégation se qualifiant elle-même de « progressiste », a récemment fait grand bruit sur les réseaux sociaux en déclarant sur sa page Facebook : « La Bible n’est pas : la Parole de Dieu, auto-interprétative, un ouvrage scientifique, un recueil de réponses ou de règles, infaillible ou sans erreur. »

Au contraire, cette congrégation, qui se réunit virtuellement pendant la pandémie, affirme : « La Bible est : un produit de la communauté, une bibliothèque de textes, plurivoix, une réponse humaine à Dieu, vivante et dynamique. »

L’annonce était précédée d’une introduction : « En tant que chrétiens progressistes, nous sommes ouverts aux tensions et aux incohérences de la Bible. Nous savons qu’elle ne peut pas répondre à des normes modernes impossibles. Nous nous efforçons d’articuler plus clairement ce qu’est et ce que n’est pas l’Écriture. »

Malheureusement, en cherchant cette « articulation », ils passent sous silence ce que la Bible elle-même déclare : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement équipé pour toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16, 17). Il n’y a aucune ambiguïté ici : la Bible est « un livre de réponses et de règles » qui est « sans erreur » et « infaillible ».

Une déformation de la Parole de Dieu ?

Josh Scott, pasteur principal de l’église depuis avril 2019, a exposé cette position au journal en ligne The Christian Post: « Je pense que nous avons clairement tendance à traiter la Bible presque comme une idole. » Il a ajouté : « Je pense que l’un des plus grands défis liés à la Bible est que nous lui imposons des attentes qu’elle n’est tout simplement pas destinée à supporter et qu’elle ne peut pas supporter. » Il poursuit en affirmant que la Bible s’attache davantage à expliquer le « pourquoi » plutôt que le « comment », allant même jusqu’à faire des déductions sur le sujet de l’évolution.

Il a également eu recours à ce trope familier, généralement réservé aux arguments des athées : « Les gens ont utilisé le texte de la Bible, une lecture littérale du texte parfois, pour soutenir la suprématie blanche, pour défendre l’esclavage, pour défendre la ségrégation. Dire que la Bible est infaillible et sans erreur nous décharge de notre responsabilité de faire ce que nos ancêtres ont fait, c’est-à-dire lutter. »

La formulation de Scott est significative : « Des gens ont utilisé le texte de la Bible » pour prôner des pratiques et des systèmes de croyances abominables, mais il faut aussi dire que ces gens n’ont pas laissé la Bible les transformer et les réformer.

La Bible n’est pas une vérité relative ; elle ne change pas.

Miracle unifié, assemblé divinement au cours de milliers d’années par des dizaines de personnes aux origines très diverses, la Bible est un rejet « vivant » de l’affirmation de Scott — et très certainement pas dans le sens où il l’entend. La Bible n’est pas une vérité relative ; elle ne change pas. Mais elle est vivante, «vivante et puissante, plus tranchante qu’une épée à double tranchant, pénétrant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et elle est un juge des pensées et des intentions du cœur » (Hébreux 4:12, italiques ajoutés).

Le thème récurrent, de la Genèse dans l’Ancien Testament jusqu’à la fin de l’Apocalypse dans le Nouveau Testament, est « Dieu est amour » (1 Jean 4:8). La Bible consigne par écrit le caractère de Dieu, et par la puissance du Saint-Esprit, elle imprègne en vous ce caractère d’amour de Dieu.


Pas de retour en arrière

Ce n’est pas la première fois que GracePointe s’engage dans la controverse ; il y a quelques années,elle avait notammentrejeté la définition biblique du mariage. À l’époque, l’église avait perdu des membres et des dons en raison de ses changements de politique, mais Stan Mitchell, le pasteur principal de l’époque, avait déclaré qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible.

Il semble que la déclaration de Mitchell se réalise. Choisir à quel moment la Bible est pertinente et à quel moment elle ne l’est pas affaiblit les chrétiens et les rend sujets à n’importe quel vent de doctrine, aussi contradictoire soit-il avec la plénitude de la Parole de Dieu.

Ce à quoi se résume réellement la croyance de GracePointe, c’est le fait que la Bible exige quelque chose de nous : nous devons nous en tenir à la définition de la moralité donnée par Dieu. Si nous ne le faisons pas, nous finissons par nous fabriquer une véritable idole : le fruit de nos propres fantaisies. Nous « [échangeons] la vérité de Dieu contre le mensonge, et [adorons] et [servons] la créature plutôt que le Créateur, qui est béni pour toujours. Amen » (Romains 1:25).

Les chrétiens progressistes peuvent prétendre que la Bible n’est rien de plus qu’un recueil d’écrits, mais quiconque se dit disciple du Christ se définit par sa foi en la Bible comme son gyrocompas, le véritable Nord de la volonté de Dieu. Le pasteur Doug Batchelor aborde ce sujet dans *The Ultimate Resource*, un livre en ligne gratuit que vous pouvez lire dès maintenant.

Et si la position de GracePointe vous amène à vous demander : «Y a-t-il encore quelque chose en quoi vous pouvez avoir confiance ?», notre leçon d’étude biblique gratuite en ligne vous apporte des réponses. Découvrez les affirmations de la Bible et apprenez à prouver l’infaillibilité absolue de la Parole de Dieu.

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