Dites bonjour à l’inflation
Vous l’avez remarqué : à la station-service, au supermarché, chez n’importe quel géant de la grande distribution. Les prix montent en flèche.
Après s’être remise de cet ennemi microscopique qui, à lui seul, a paralysé et freiné l’économie mondiale, l’Amérique post-pandémique est en plein milieu de « la plus forte hausse de l’inflation sur 12 mois depuis 2008 » et de « la plus forte hausse de l’inflation sous-jacente sur 12 mois depuis 1992 », rapporte l’Associated Press. L’inflation sous-jacente mesure la hausse du coût des biens et des services sans tenir compte de ceux de l’alimentation et de l’énergie, dont les prix sont régulièrement instables, voire « volatils ».
Même l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, « le baromètre de l’inflation préféré [de la Réserve fédérale] » et le plus prudent des différents indices utilisés pour mesurer l’inflation, « est exceptionnellement élevé », ayant atteint « son plus haut niveau depuis 13 ans, à 3,6 % » en avril.
Traduction : le coût de la vie a considérablement augmenté, et très rapidement.
Le bœuf, le lait, le beurre de cacahuète Skippy, et même les fruits et légumes ont vu leur prix augmenter rien qu’au mois de mai. Selon le New York Post, une livre d’oranges coûte désormais 12 cents de plus qu’à la même période l’année dernière. « Les prix du maïs, des céréales et du soja ont atteint leur plus haut niveau depuis 2012 », a rapporté l’AP. Le prix du bacon a considérablement augmenté, « avec une hausse de 1,7 % par rapport au mois précédent et de pas moins de 13 % par rapport à l’année dernière ». Et General Mills ainsi que Coca-Cola prévoient d’augmenter les prix de certains de leurs produits.
Mais cela ne concerne pas seulement l’alimentation ; les services sont également touchés. Les voitures d’occasion et neuves, le bois, l’essence, les billets d’avion, les restaurants, les hôtels, les couches et — osons le dire — le papier toilette ont tous vu leurs prix monter en flèche. Prenons, par exemple, les billets d’avion, qui ont augmenté de 10,2 % en avril et de 7 % supplémentaires en mai.
Une économie florissante ou un désastre financier ?
L’inflation est le résultat d’une réaction en chaîne : une pénurie de main-d’œuvre, due aux « allocations chômage supplémentaires [liées à la pandémie, qui] ont incité les travailleurs à rester chez eux », a entraîné des « goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement », ce qui a conduit les entreprises à augmenter leurs prix « pour compenser les salaires plus élevés qu’elles versent désormais afin de retenir ou d’attirer les travailleurs ». Récemment, « par exemple, Chipotle Mexican Grill a annoncé qu’il augmentait les prix de son menu d’environ 4 % pour couvrir le coût de la hausse des salaires de ses employés ».
Et sans surprise, les avis sont partagés. Certains y voient une conséquence positive et naturelle de la sortie d’une récession économique. En général, ces experts, parmi lesquels figurent des responsables de la Fed, considèrent qu’une inflation modérée et progressive est le mode de fonctionnement « optimal ». Ils attribuent cette « inflation plus élevée […] à une conséquence temporaire de la réouverture rapide de l’économie, accompagnée d’une accélération de la demande des consommateurs. … À terme, affirment-ils, l’offre augmentera pour s’adapter à la demande. » Ils balayent en outre les inquiétudes des autres comme un mirage aggravé par « un biais lié à l’effet de base causé par la chute des prix survenue au début de la pandémie de coronavirus. » En d’autres termes, de leur point de vue, l’inflation actuelle semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Et les investisseurs, pour leur part, emboîtent le pas, « ne semblant pour l’instant pas s’inquiéter des risques d’une inflation plus élevée ».
De l’autre côté, certains pensent que cela pourrait marquer le début d’une « spirale des salaires et des prix », un cycle entraînant des hausses répétées des salaires des employés et des coûts de consommation, aboutissant finalement à un krach économique. Ils citent des cas dramatiques tels que la spirale des années 1970, déclenchée par l’embargo pétrolier de 1973 contre les États-Unis et qui s’est soldée par une terrible récession. Ils craignent que l’inflation actuelle ne constitue « un risque pour la reprise économique après la récession pandémique ». Par exemple, que se passerait-il si, pour faire face à l’inflation galopante, la Fed, en tant que banque centrale du pays, « [augmentait] les taux d’intérêt de manière trop agressive » ? Cela pourrait déclencher une série d’événements dans le sens inverse, entraînant un recul de la demande en plein essor et, par conséquent, un nouveau ralentissement de l’économie.
Mais quelle que soit la tournure des événements, tout le monde semble s’accorder sur un point : le peuple américain va devoir « passer à la caisse ».
C’est une certitude
Telle est la société de consommation dans laquelle nous vivons : acheter, vendre, il faut l’avoir ! La loi de l’offre et de la demande fait tourner notre monde. C’est une relation de cause à effet qui soutient nos besoins bien réels. Nous avons besoin de manger. Nous avons besoin d’argent pour acheter la nourriture dont nous avons besoin. Nous devons travailler pour gagner l’argent nécessaire à l’achat de cette nourriture.
Et l’Américain lambda se retrouve tout simplement emporté par ces vagues déferlantes d’instabilité économique. Dans des moments comme ceux-ci, il est facile de se laisser happer par le train-train quotidien et de courir dans cette course effrénée comme si votre vie en dépendait. La vie se résume au signe du dollar.
Mais c’est précisément dans des moments comme ceux-ci que nous devons, par-dessus tout, tourner notre regard vers notre Père céleste qui « nous donne toutes choses gratuitement » (Romains 8:32). Nous sommes si nombreux à « amasser des trésors » (Jacques 5:3), « des richesses… corrompues, … des vêtements… rongés par les mites » (v. 2).
Voici le don de Dieu : le salut par la grâce, par la foi en Jésus-Christ seul !
Vous pouvez en apprendre davantage sur ce don inestimable grâce à notre présentation en ligne «Inflation et dons gratuits ».
Par conséquent, comme Jésus l’a dit : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel » (Matthieu 6:19, 20). Revendiquez plutôt cette promesse biblique : « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, par Jésus-Christ » (Philippiens 4:19). C’est le seul trésor qui comblera jamais vos besoins — et vous pouvez en être sûr.
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