Faites-y confiance : la Silicon Valley Bank et la crise bancaire
L’histoire rapporte, de manière assez douteuse, qu’on aurait demandé au voleur Willie Sutton, au début du XXe siècle : « Pourquoi braquez-vous des banques ? »
« Parce que, aurait répondu Sutton,c’est là que se trouve l’argent. »
Aussi douteuse que soit cette citation, elle sonne néanmoins juste. Que se passe-t-il donc lorsque vous vous réveillez un jour en découvrant que votre banque est sur le point de faire faillite ?
Le 8 mars, les investisseurs et les clients de la Silicon Valley Bank, qui s’était forgé une réputation au cours des 40 dernières années comme «l’un des prêteurs les plus importants de l’écosystème des start-ups»,ont été alarmés par l’annonce soudaine de la situation précaire de la banque. Comme l’a rapporté l’ e du New York Times , « la banque a révélé qu’elle avait cédé 21 milliards de dollars de ses investissements les plus liquides, c’est-à-dire les plus facilement négociables ; emprunté 15 milliards de dollars ; et organisé une vente d’urgence de ses actions pour lever des fonds. Les banques sont réticentes à prendre l’une de ces mesures — sans parler des trois à la fois. »
Ces signes avant-coureurs ont déclenché une série d’événements fatidiques. « Les investisseurs se sont précipités pour vendre leurs actions » ; de plus en plus de clients ont commencé à retirer leur argent. Le 9 mars,«les tentatives de retraitont atteintun total de 42 milliards de dollars»,provoquant une ruée sur la banque. Le 10 mars, la Silicon Valley Bank s’est effondrée.
Au lendemain de cette faillite, l’ensemble du secteur bancaire fait face aux répercussions, allant de la prévention de justesse d’un effet domino de faillites de prêteurs à la perte de milliards de dollars en actions à travers le monde.
Les gouvernements à la rescousse ?
La Silicon Valley Bank, dont le siège social se trouve à Santa Clara, en Californie, comptait 17 succursales réparties en Californie et dans le Massachusetts. Après une forte croissance « pendant et après » la pandémie de COVID-19, elle est devenue la 16e plus grande banque des États-Unis, affichant « environ 209 milliards de dollars d’actifs totaux et environ 175,4 milliards de dollars de dépôts totaux » à la fin de l’année 2022. Investopedia indique que « selon le site web de la société, 44 % des introductions en bourse (IPO) dans les secteurs de la technologie et de la santé financées par du capital-risque en 2022 concernaient des clients de la Silicon Valley Bank ».
Et pourtant, le prêteur a connu une faillite retentissante quelques mois plus tard, dans ce qui est désormais connu comme « la plus grande faillite bancaire depuis la crise financière de 2008 ». La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), une agence gouvernementale créée précisément pour ce type de situation, a également fini par devenir l’administrateur judiciaire, ce qui signifie qu’elle a en substance pris en charge la Silicon Valley Bank, à l’instar d’un syndic. Alors qu’elle n’assure normalement que les dépôts jusqu’à 250 000 dollars, la FDIC a finalement pris des dispositions pour que tous les clients soient indemnisés de la totalité des fonds détenus par la Silicon Valley Bank, dans le but de stabiliser une économie de plus en plus instable.
Mais ce n’est pas tout. Le 12 mars, la Fed est également intervenue pour sauver une autre banque, la Signature Bank, d’une ruée sur les dépôts présentant d’étranges similitudes. Certains affirment que cette intervention était prématurée, un dommage collatéral de la «contagion de la SVB ».À l’aube de la nouvelle année, Signature semblait en bonne santé, tout comme la Silicon Valley Bank : elle « comptait 40 agences, des actifs de 110,36 milliards de dollars et des dépôts de 88,59 milliards de dollars ». Mais en l’espace de quelques jours, Signature est devenue « la troisième plus grande faillite bancaire de l’histoire des États-Unis ».
Quelques jours plus tard est survenue la chute du Crédit Suisse, dont « les actions […] ont chuté de 24 %, un plus bas historique », le 15 mars. En réponse, le gouvernement suisse est intervenu, ce qui a conduit la banque centrale suisse, la Banque nationale suisse, à prêter de l’argent à la plus grande banque du pays, UBS, afin qu’elle puisse racheter le Crédit Suisse pour la somme colossale de 3,2 milliards de dollars.
Crise financière finale
Cette courte semaine a semé la panique dans l’ensemble du système bancaire mondial. Dans un avenir proche, à quoi d’autre pourrions-nous assister en l’espace de quelques jours seulement ?
Selon l’Apocalypse, l’économie jouera un rôle majeur dans les crises des derniers jours.
Non, nous devons plutôt nous en remettre entièrement à notre véritable Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Comme Jésus l’a dit un jour : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la teigne ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6:19–21).
Votre cœur est-il attaché aux trésors de ce monde qui pourraient s’effondrer en un jour et sans avertissement ? Il est intéressant de noter que l’Apocalypse prédit l’effondrement, à la fin du monde, du système corrompu connu sous le nom de Babylone, grâce à laquelle « les marchands de la terre se sont enrichis par l’abondance de son luxe » (18:3). Elle dit en outre que les nations du monde, « les rois de la terre [,] qui… ont vécu dans le luxe avec elle, pleureront et se lamenteront sur elle » (v. 9).
Ces versets décrivent un avenir dans lequel le monde entier est en proie à des troubles. Ils avertissent que tout l’argent du monde ne peut garantir votre sécurité, que tous les systèmes du monde — même la puissante Babylone — finiront, un jour, par s’effondrer. Les événements récents de notre grande et complexe économie mondiale n’ont-ils pas mis en évidence certains aspects de cette fragilité ? Êtes-vous curieux de découvrir cette Babylone spirituelle décrite dans les derniers chapitres de l’Apocalypse ? Apprenez-en davantage sur ce mystérieux conglomérat dans «Le jour du jugement dernier de Babylone ».
Et dans «Prédestination, libre arbitre et sécurité»,découvrez pourquoi le Christ — et lui seul — peut vous offrir la sécurité infaillible de la vie éternelle. Comprenez pourquoi vous pouvez compter sur la promesse de salut du Christ !
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